Dans un excellent édito, le mystérieux Pasquin de L’Homme nouveau fit subir aux institutions européennes le fameux "crash test". Ce procédé consiste à imaginer qu’une catastrophe détruise totalement votre maison ou un bâtiment public, par exemple, afin de noter ce qui vous manquerait le plus. Concernant la destruction de la Commission ou du Parlement européen, notre confrère en concluait qu’il ne nous manquerait absolument rien. Concernant l’actuel gouvernement, il est évident que le "crash test" serait encore plus cruel.

Le gouvernement, l’Assemblée nationale socialiste et leurs officines ne se contentent pas, en effet, de vivre confortablement sur le dos du pays sans rien lui apporter. Non, le drame, c’est justement qu’ils travaillent avec acharnement, qu’ils s’activent jour et nuit, qu’ils ne dorment presque jamais.

Tenez : notre pays connaît une aggravation de la délinquance consécutive à des décennies d’impunité pour les récidivistes ? Eh bien, au lieu de se contenter de ne rien faire, madame Taubira s’échine à promouvoir des lois garantissant toujours davantage d’impunité et réduisant toujours plus le champ d’application de la légitime défense.

Le collège – depuis qu’il est "unique" — est devenu le maillon faible du système éducatif, et les professeurs ne parviennent plus ni à motiver leurs troupes ni à empêcher les élèves décrocheurs de perturber la scolarité des autres ? Le pourrait se contenter de laisser pourrir la situation sans rien faire. Eh bien non, on s’active tant qu’on peut : un petit décret pour supprimer les rares redoublements, histoire de ruiner la dernière chance de sauver les décrocheurs et, depuis quelques semaines, une vigoureuse campagne de propagande en faveur de la suppression des notes, c’est-à-dire de ce qui sert d’ultime carotte et d’ultime bâton. On voudrait créer le chaos dans les quelques lieux d’instruction qui tiennent encore debout que l’on ne s’y prendrait pas autrement.

La politique familiale était le dernier domaine dans lequel la France servait de modèle à ses voisins ? Le aurait pu en profiter pour continuer à se faire mousser à peu de frais, mais non : cela marchait trop bien ! Il semble qu’en haut lieu on ne veuille plus d’enfants, alors on vote en urgence la modulation des allocations familiales pour insécuriser les parents potentiels et on s’apprête à adopter, le 26 novembre, une résolution reconnaissant l’ comme "un droit fondamental", prélude nécessaire à une suppression de l’objection de conscience des médecins.

La société française reste conviviale grâce au patient travail d’éducation consenti par les millions de parents qui ont conservé l’entière conscience de leur responsabilité, et qui savent manifester leur amour à leurs enfants tout en leur indiquant les limites à ne pas franchir, quitte pour cela à user d’une fessée aussi occasionnelle que symbolique ? Voilà qui est insupportable pour notre ministre de la Laurence Rossignol, qui a profité de la Journée internationale des droits de l’enfant du 20 novembre pour relancer la lubie libérale de suppression de la fessée, histoire de poursuivre l’empiètement de l’État sur la sphère familiale, de démoraliser les parents dignes de ce nom et de construire une génération de bourreaux ou de victimes. Là encore, on aurait pour projet de semer le chaos volontairement que l’on ne s’y prendrait pas autrement.

Aucun doute : si le subissait le "crash test", non seulement il ne nous manquerait rien, mais nous y gagnerions franchement en termes de sécurité, de liberté et de paix civile. Que le ciel nous entende et qu’il leur tombe sur la tête !

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23 novembre 2014

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