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Vincent Peillon, bonnet d’âne de l’Éducation…

Viens voir par là, Vincent Peillon, ton homologue de la communauté française de vient d’avoir une idée pour réformer l’école qui devrait drôlement te plaire. Elle est absurde, elle coûte du temps et de l’argent, elle n’améliore en rien l’enseignement, mais elle fait un doigt à la traditionnelle en mettant un grand coup de pied dévastateur dans l’héritage chrétien du pays. Je t’avais dit, mon chéri, que tu adorerais.

Attention…. Roulement de tambour… Le mode de fixation et la dénomination des vacances scolaires changent !

Les vacances de la Toussaint deviennent les vacances d’automne, celles de Noël les vacances d’hiver, les congés de carnaval se muent en vacances de « détente » (ah bon ? Parce que pendant les autres vacances, ils font quoi, les Belges ? Ils stressent en se rongeant les ongles ? ), et les vacances de printemps remplacent les vacances de Pâques.

D’autant que chez nous, la moitié du chemin est faite, les « vacances de Pâques » ayant été officiellement dégommées (même si, dans l’usage courant, le mot demeure), et surtout décorrélées, dans le calendrier, de la fête religieuse. Resterait bien sûr ensuite à rebaptiser (ce n’est pas le cas de le dire) ces jours fériés épars dans notre calendrier qui nous renvoient aux heures les plus obscurantistes de notre histoire. On pourrait prendre exemple sur les Belges, en déclinant le concept de « détente », autour de mots conviviaux évocateurs de farniente : exit la Pentecôte, on parlerait désormais de « lundi de glandouille », le jeudi de l’Ascension, qui marque vraiment le retour des beaux jours, pourrait s’appeler le « jeudi du barbecue », et l’Assomption, eu égard à son caractère estival, « la journée de la tong » (« Tu fais quoi, toi, pour le pont de la tong ? »).

L’excellente dame à l’origine du décret scellant cette nouvelle nomenclature des vacances en Belgique (même si elle prétend sur son blog ne faire qu’appliquer des dispositions prises depuis 2000) se nomme Marie-Dominique Simonet. Elle est membre du Centre démocrate humaniste et tient par ailleurs à ta disposition, dans le cas où tu en manquerais, tout un stock de vraies fausses bonnes idées qu’elle a tenté de mettre en place en Belgique : le décret « Robin des Bois », par exemple, forçant les écoles étiquetées « riches » à subventionner les écoles dites « pauvres » (si efficace qu’il a été abrogé), ou encore le décret « inscription », forçant chaque école secondaire à réserver 20 % de ses places à des enfants issus d’écoles primaires à indice socio-économique faible (ISEF) et prévoyant que ces « élèves ISEF » soient prioritaires dans l’établissement de leur choix (dispositif contre lequel 20.000 parents belges viennent de déposer une pétition…).

À dire vrai, elle et toi êtes comme ces cancres en échec scolaire dont vous prétendez venir à bout. Vous êtes les bonnets d’âne au fond de la classe, qui ont décroché depuis longtemps. Et, devant la somme de boulot qu’il faudrait abattre, le courage qu’il faudrait déployer pour permettre à l’Éducation nationale de sortir la tête de l’eau, vous baissez les bras par avance. Alors, quand vous ne faites pas mine de griffonner on ne sait quelle réforme inutile en prenant des airs sérieux pour tenter de donner le change, vous faites du boucan en parlant fort pour exister. Puis, vous persécutez les élèves du premier rang bien peignés qui ne font pas de bruit, vous leur piquez leurs feutres, leur rackettez leur goûter et arrachez leur médaille de baptême. Vous devriez pourtant savoir qu’à l’école, il y a toujours une justice immanente : à la fin, le bonnet d’âne se fait virer.

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