L’équipe du CHU de a pris la décision de ne pas arrêter l’alimentation et l’hydratation de , alors même que tout semblait devoir conduire à sa mise à rapide et terrible : cette mise à mort était en effet la conclusion logique de « l’affaire  », c’est-à-dire de la grande opération de propagande pro-euthanasie orchestrée par les officiels.

Pourquoi, parmi les 1.500 patients végétant ou semblant végéter dans les français, avaient-ils choisi de mettre en avant le cas de Vincent Lambert ? Peut-être parce qu’une partie de ses proches, à commencer par sa femme, étaient partisans de l’arrêt de l’alimentation. Mais on imagine que bien d’autres cas similaires se seraient encore mieux prêtés à instrumentalisation. Serait-ce parce le lobby de l’euthanasie disposait au CHU de Reims d’une équipe médicale prête à se livrer au jeu qu’on souhaitait lui voir jouer, avec, à l’origine, en figure de proue, un homme au-dessus de tout soupçon ? C’est sans aucun doute une part de l’explication dans la mesure où le docteur Kariger a été présenté, au début de l’opération médiatique, comme un membre du Parti chrétien-démocrate, un pedigree idéal pour couper court aux débats éthiques.

Mais peut-être était-ce encore plus kafkaïen. N’aurait-on pas choisi Vincent Lambert uniquement parce que son nom évoque Vincent Humbert, le patient qui fit l’objet de la précédente campagne de propagande pro-euthanasie et qui, lui, y laissa la vie ? Ceux qui savent à quel point les conseillers en sont devenus influents et à quel point ils sont passés maîtres dans l’art de parler directement à l’inconscient des foules ne rejetteront pas une telle probabilité. Le nom de Vincent Lambert le prédisposait au sort final qu’on lui prévoyait et prédisposait le public à accepter cette issue-là.

Le problème, c’est que la belle mécanique s’est enrayée et qu’elle est en train de desservir la cause qu’elle prétendait servir. Dès lors qu’une vidéo très largement diffusée est venue mettre en doute la thèse de l’état végétatif de Vincent Lambert, et dès lors que certains de ses proches assurent que son état s’est encore amélioré, qu’il déglutit et qu’il est donc désormais à même d’être alimenté de façon naturelle, la décision du CHU de Reims de stopper l’hydratation de son célèbre patient eût été extrêmement suspecte, surtout lorsque l’on sait que d’autres structures médicales se proposent de le prendre en charge.

Ainsi, au grand dam de ceux qui ont fait du cas de Vincent Lambert une affaire médiatique, l’agneau qu’ils préparaient depuis des mois pour le sacrifier sur l’autel de la cause de l’euthanasie est en train de leur échapper. Espérons que Vincent Lambert sera rapidement transféré dans un centre de soins qui n’aura pas d’intérêt idéologique à sa disparition et que son état continuera de s’améliorer au point qu’il soit un jour en mesure de nous dire lui-même comment il a vécu toute cette affaire. Cela serait sans nul doute une contribution essentielle au débat sur l’euthanasie !

25 juillet 2015

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