Quelle indécence que cette cérémonie du centenaire de la bataille de Verdun ! 362.000 poilus tombés lors de la terrible bataille ont dû se redresser dans leur tombeau en entendant leurs tombes piétinées allègrement par 3.400 gens, garçons et filles, au son de lugubres bidons transformés en tam-tam voulant figurer, sans doute, les canonnades qui les ont fauchés il y a cent ans.



Quels sont les misérables cerveaux qui ont imaginé une telle comédie musicale au cœur de l’ossuaire de Douaumont, sur lequel règne depuis toujours le silence, la paix, la prière, le recueillement ? 

Quel responsable a accepté cette mise en scène sordide, sous prétexte d’une scénographie innovante ? Poser la question, c’est le nommer. C’est notre désormais détestable président de la République qui, comme il l’avait fait pour le rappeur Black M, a forcément donné son accord à cette déshonorante mascarade.



La presse de gauche, les journalistes dont on sait qu’ils pensent dans leur grande majorité à gauche, se sont donné la consigne pour accuser la droite, le FN, l’extrême d’avoir traité cette commémoration-spectacle de « choquante », de « vulgaire », d’« inadaptée ». Pour un esprit normal, voilà des adjectifs parfaitement adaptés à cette cynique mise en scène, qui n’était plus une commémoration mais bien un show orchestré par des esprits malfaisants qui n’ont pas la moindre once de respect pour nos poilus morts pour que la France reste la France, pour que leurs descendants puissent être fiers de leur sacrifice ultime.



Non, Monsieur Hollande, vous n’avez plus aucune légitimité, tant vous salissez la mémoire de ces hommes. « J’irai cracher sur vos tombes » : c’est, en somme, ce que vous avez réussi à faire en organisant ce jogging franco-allemand au milieu de ces dizaines de milliers de croix.

 Vous avez, Monsieur le Président de la République socialiste, piétiné la mémoire. La plus belle mémoire qui puisse exister : celle qui honore ceux qui ont donné leur vie pour sauver la patrie. Mais il est vrai que la patrie n’a plus aucun sens pour vous. Ni l’honneur, ni le respect des morts ; surtout à ces morts.

Avoir obligé ces gens à courir sur ces tombes, c’est leur enlever à jamais toute occasion de rendre hommage aux morts. 

Iront-ils un jour sauter sur les tombes de leurs parents au son d’un tam-tam ? Savent-ils, ces jeunes, encore prier ? Se recueillir ? 

Et que dire de cette imbécillité du ministre des Anciens combattants, M. Patrick Kanner, qui ose tweeter : « Grâce à notre jeunesse, le vrai tombeau de nos morts, c’est le cœur des vivants » ?



Sans compter le clou final de cette cérémonie-spectacle, puisque François Hollande a réussi l’exploit de lancer le thème de sa future campagne électorale (la défense du projet européen), osant instrumentaliser à son profit une cérémonie qui aurait dû n’être qu’un hommage à nos vaillants soldats.

31 mai 2016

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