* Librement mais fidèlement inspiré d’Alain Soral

Comme dans Le Chant des partisans, un ami est tombé et un autre est sorti de l’ombre pour prendre sa place. Le temps du deuil pour est passé. Voici venu le temps de l’espoir. Et cet espoir s’appelle Dieudonné.

Il est son successeur, son héritier légitime, bien que, pour des raisons obscures, le grand défunt ne l’ait pas adoubé de son vivant. Comme lui, Dieudonné est un combattant. Un guerrier solitaire. Comme lui, c’est un martyr. Dominique Venner, martyr par sa mort. Dieudonné, martyrisé de son vivant comme l’a opportunément rappelé, ici même, mon ami Nicolas Gauthier. Ce qui lui vaut d’être ainsi persécuté, c’est de dénoncer sans relâche, par son rire, le tentaculaire complot talmudique.

Mais Dieudonné ne saurait être réduit à son rôle d’humoriste. C’est un homme d’action : n’a-t-il pas fondé un parti antisioniste qui a obtenu de très beaux scores dans les banlieues parisiennes où une jeunesse rebelle se révolte contre la pieuvre intouchable et innommable ? C’est aussi un chercheur infatigable : n’a-t-il pas révélé, après une patiente et épuisante enquête, que les négriers, y compris arabes, étaient tous d’origine juive ?

Mais Dieudonné est aussi, et surtout, un penseur. Comme l’était Dominique Venner. Mais, contrairement à lui qui restait entravé par on ne sait quel complexe générationnel et qui avait choisi de cibler le Coran plutôt que le Talmud, il est d’une lucidité clairvoyante sur le seul et véritable ennemi qui tente de nous asservir. Et comme tous les penseurs, les vrais penseurs, il est parfois taraudé par le doute.

Un jour, il était interviewé sur une chaîne de télévision par un journaliste provocateur. Il lui fut demandé ce qu’il pensait des révélations de la chaîne Al-Manar, celle de l’héroïque résistance libanaise, qui avait découvert que les juifs avaient inoculé le SIDA à l’Afrique noire, provoquant un génocide en comparaison duquel celui dont ils prétendent avoir souffert n’est qu’un point de détail.

Tout autre que Dieudonné aurait abondé dans le sens d’Al-Manar, la chaîne du Hezbollah étant réputée pour le sérieux de ses informations. Mais pas lui, sage d’entre les sages. Il répondit qu’il avait des « doutes », qu’il « s’interrogeait » et demanda simplement qu’une commission d’enquête impartiale et honnête réponde à cette question essentielle.

On lui chercha, et vous savez qui est « on », querelle pour ces propos. Mais quel crime avait-il commis ? Douter ? S’interroger ? C’est le propre des philosophes. La commission d’enquête ne vit pas le jour. Ni l’ONU, ni le TPI de La Haye, ni les médias aux ordres ne relayèrent cette modeste exigence de vérité sur un des crimes les plus abominables de l’histoire de l’humanité.

Il n’est pourtant pas trop tard. Cette commission d’enquête est nécessaire. Pour qu’elle soit neutre et objective, ni les pays occidentaux, soumis à la botte sioniste, ni les pays africains, victimes et donc manquant de sérénité pour juger, ne peuvent en faire partie. Un seul État — oui, un seul ! — peut en prendre l’initiative. Cet État est l’héritier de la belle et ancienne culture perse. Il n’est pas situé en Afrique. Et il a montré qu’il savait courageusement résister aux pressions sionistes.

C’est donc, à l’évidence, dans la capitale de la République islamique d’Iran que doit se réunir la commission. Et c’est là-bas, et seulement là-bas, que Dieudonné sera en sécurité quand il viendra témoigner. Mais je ne saurais conclure sans dire encore une fois tout le respect que j’ai pour celui qui nous a quittés. Et c’est ainsi que Venner est grand et que Dieudonné est son prophète.

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