Notre bonne Merluche est comme pas mal de monde ici-bas : deux ans après avoir rempli son rôle de rabatteur en appelant à voter Hollande, il rêve tout haut que Manuel Valls, dit « El Blanco », rate la première marche de son ascension. Et la première marche, c’est ce mardi, avec le vote sur le programme de stabilité.

C’est donc la guerre ouverte avec les « sociaux-traîtres ». Beau revirement du chef du Front de , qui voudrait nous faire croire qu’en 2012, il espérait sincèrement une anti-libérale du successeur de Sarko…

La rage froide comme un lendemain de pot-au-feu, Jean-Luc n’a pas lésiné au micro du Grand Jury RTL où il était invité ce 27 avril : non content d’avoir étrillé Valls « coupable » de s’être rendu au Vatican pour la double canonisation, il a clairement appelé à la défaite de celui-ci dans le vote d’aujourd’hui.

« Je souhaite qu’il soit mis en minorité, puis que l’on fasse une autre majorité avec les mêmes, puisque les députés qui sont là ont été élus par les électeurs du Front de gauche, les électeurs écologistes et les électeurs socialistes. » Il poursuit : « Nous avons une majorité de gauche dans cette salle de l’Assemblée nationale, c’est François Hollande et lui tout seul qui a décidé de mettre le curseur du centre de gravité de cette gauche le plus à droite possible. Les gens n’ont pas voté pour ça. » 

En ces moments historiques de grande recomposition politique, Jean-Luc cherche visiblement une porte de sortie. En effet, ça urge. Son soutien (décisif) à Hollande en 2012, sa position de rebelle anti-Europe libérale… tout en voulant garder l’euro et l’ massive, les électeurs n’y comprennent plus rien. Seulement, Mélenchon reste un politicien. Il bouge donc un peu les pions sur l’échiquier, parce que sinon, il pourrait se retrouver éjecté illico presto.

Alors le tribun parle maintenant « d’un euro français » qui serait selon lui un moyen de sortir de la . Vous avez bien lu. Poussé par les journalistes vers le champ d’orties (« Mais, Monsieur Mélenchon, vous avez toujours été pour l’euro… »), Mélenchon se dépatouille péniblement : « Si on peut changer le statut de la Banque centrale ; si on ne peut pas, eh bien, on avise… » Viscéralement pour l’Europe de Maastricht jadis, contre aujourd’hui, fanatiquement pour l’euro naguère, discrètement pour la sortie maintenant, pro-Hollande en 2012, anti-Hollande en 2014…

Vous vous y retrouvez, vous ?

29 avril 2014

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