“Dieu se rit de ceux qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes”. Plus que jamais, cette parole de Bossuet est d’actualité. Bien qu’il m’arrive de prier vraiment et sincèrement pour nos gouvernants, je ne sais pas si Dieu se rit de Manuel Valls. En revanche, il est certain que cet homme est décidément maître dans l’ de déplorer les effets dont il chérit les causes.

Ainsi donc, monsieur « coup de menton » propose la fusion des listes de et de dans les où le l’emporterait au 2ème tour des élections. Quelle stratégie ! Quel visionnaire que cet homme !

Outre le déni des électeurs et de leur voix et le fait que jamais aucun homme politique national n’a envisagé une telle proposition envers le parti communiste pourtant coupable de bien des crimes contre l’humanité, cette position révèle une fois de plus son incapacité à s’interroger sur son action et sur les causes réelles de ce qu’il dénonce.

La logique et le bon sens veulent qu’un être humain normalement constitué cherche à identifier et comprendre les causes des effets non désirés afin d’agir sur elles. C’est ce que feront par exemple un étudiant qui rate ses examens (la prochaine fois il faudra que je bosse davantage) ou un chef d’entreprise qui perd des marchés (la qualité de ma prestation ne répond pas aux attentes de mes clients, je dois donc la revoir). Mais ce n’est pas ce que font nos élites politiques, censées être pourtant plus compétentes que le péquin moyen comme vous et moi ! Non, eux, à l’inverse, se désespèrent et s’alarment de voir le FN monter inexorablement, mais ne s’interrogent nullement.

Si Manuel Valls était un esprit normal, avec un parcours professionnel qui lui aurait donné l’expérience du réel, de l’humilité, de la recherche de l’efficacité et de la remise en question… il se demanderait alors pourquoi un tel attrait pour le FN ? Qu’est-ce qui, sur le fond et la forme de sa politique pratiquée en et en , suscite un tel rejet pour lui et une telle adhésion pour le FN ? Bref, il irait chercher les causes de la déroute annoncée et de la montée du FN.

Au lieu de cela, il cherche à contrer par des artifices ce qu’il engendre par ailleurs ! Il ne s’attaque pas à leur problème, il cherche à l’endiguer et donc le renforcer jusqu’à ce qu’un jour le barrage rompe brutalement. Vraiment, avec cette proposition, Manuel Valls est l’illustration la plus parfaite de l’échec des élites depuis plus de 30 ans : déni de , déni du peuple, déni des réalités.

Arrivera un jour où Manuel Valls, et avec lui une bonne partie de nos élites politiques, chercheront à appliquer la formule de Bertolt Brecht : “Puisque le peuple vote contre le Gouvernement, il faut dissoudre le peuple”. Quand le FN sera à 49 % ?

12 novembre 2015

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