Agriculture - Culture - Editoriaux - Politique - Sport - 13 mars 2015

Valls en campagne à la campagne

Manuel Valls en promenade ministérielle, avec une tripotée de bras cassés, est venu nous expliquer, à nous, les ruraux, que nous étions au centre des préoccupations du gouvernement. Et ça, à une dizaine de jours d’un scrutin un peu délicat pour ce qu’on appelle encore, par habitude, sa majorité.

Nous prendrait-il pour des mal-comprenants, qu’il ait besoin de s’entourer d’autant de ministres, ou n’ont-ils vraiment plus rien à faire, considérant à juste titre qu’ils ont fini de casser le pays, tâche qui leur avait vraisemblablement été fixée, si l’on en juge par leurs actions ?

Prévoir des maisons pour regrouper des services publics n’est pas en soi une mauvaise idée, mais il serait plus efficace de nous débarrasser définitivement de ses alliés verts, dont l’ensemble de l’action est totalement nuisible à l’agriculture française, sauf à considérer la moustache de José Bové comme un produit de première nécessité.

Je sais, il ne faut pas confondre ruraux et agriculteurs, mais il faut bien reconnaître que c’est l’agriculture qui est la base de la vie rurale, et que si vous l’enlevez, il ne reste que le tourisme.

Personne, dans les villes, ne peut imaginer à quel point la vie des agriculteurs a pu être compliquée ces dernières décennies par toutes les contraintes qui leur ont été imposées. Tout ça pour que ces pauvres citadins puissent se reposer de leurs semaines exténuantes dans un jardin ressemblant à celui de leurs souvenirs de jeunesse (souvenirs qui, comme on le sait tous, embellissent en vieillissant, pas comme nous).

BFM TV nous assure que, malgré les apparences, Valls assure ne pas être en campagne, “d’ailleurs, il n’est pas venu les mains vides”. Quelle merveille, de pouvoir venir acheter nos voix avec notre carnet de chèques sans que personne n’y retrouve à redire. Là, il n’a pas la main qui tremble, quand il s’agit d’épandre l’argent public. Le cas Dassault est là pour nous rappeler que les voix ne s’achètent légalement qu’avec l’argent public.

Quant à l’idée de confier de nouvelles missions à La Poste, pourquoi pas ? Mais on peut regretter que cette dernière n’ait pas été capable d’assurer les transports de colis malgré son réseau considérable de bureaux, laissant aujourd’hui ce secteur à des entreprises privées qui réussissent à en vivre. On doit se dire que lui confier des services où elle n’aura aucune concurrence est sans risque. Comme avec Moscovici ou Désir, on récompense l’échec.

Dans les mesures de salubrité publique, je suggère plutôt de donner l’indépendance à la Corrèze, pour mauvais services rendus, au titre des années Chirac et de celles que nous subissons actuellement. Si la Corrèze veut accueillir notre garde des Sceaux en plus de notre Président, qu’elle en soit remerciée (il est mal vu de suggérer qu’elle retourne en Guyane, je tente le coup avec la Corrèze). Que Denis Tillinac me pardonne !

Ils nous prennent vraiment pour des cons, mais “les cons, ça ose tout” ; ils vont bientôt s’en apercevoir.

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