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Cinéma - Editoriaux - 6 janvier 2015

Valérité… Si j’mens

Donc, le chef-d’œuvre autobiographique de devrait être adapté au cinéma par les soins de Saïda Jawad. L’ex-compagne de Gérard Jugnot, aujourd’hui la plus proche amie de l’ex-première concubine d’un autre comique, actuellement président de la République française, en a fait lundi après-midi l’annonce, qui a partiellement éclipsé le retentissement de l’émission spéciale de France Inter dont François Hollande avait été l’invité le matin même, et cette coïncidence ne devait certainement rien au hasard.

Après le livre, le film. Après le film, la BD ? Après la BD, la vidéo ? Après la vidéo, l’adaptation théâtrale ? Après le vaudeville, l’opéra-bouffe ? Et pour suivre, un nouveau livre de souvenirs ? Il y a des « moments » qui durent.

Certes, il y a un an, M. Hollande, pour ce que l’on en sait, n’a pas fait preuve d’une grande délicatesse ou d’une grande élégance lorsqu’il a été amené à rompre avec celle qu’il avait imprudemment désignée un jour comme « la femme de sa vie ». Il doit lui arriver de penser qu’il aurait mieux fait de se casser la jambe le jour où leurs routes se sont croisées, mais il peut se féliciter de ce qu’ils n’aient pas eu ensemble d’enfants ou de chiens qu’elle se serait sans doute fait une joie de lui servir en ragoût, dans une version moderne de Médée.

Sans s’être portée jusqu’à présent à de tels excès, Mme Trierweiler a démontré qu’elle était de celles qui n’aiment rien tant que laver leurs draps sales en public. D’autres se seraient tenues pour suffisamment vengées par l’énorme succès qu’a rencontré le récit de ses infortunes conjugales. Il n’en est rien, et si ses droits d’auteur lui ont permis de faire installer dans sa vie le tout-à-l’ego, ils n’ont pas assouvi sa rancune. Elle reste manifestement décidée à exploiter jusqu’à épuisement le filon d’une vindicte qui sent pourtant le réchauffé et à en tirer le plus grand profit, quitte à multiplier les atteintes à sa propre vie privée et à inviter la Terre entière à visiter sa chambre à coucher.

Dans quelles proportions se mêlent chez cette femme la soif de vengeance, la faim de notoriété, l’amour de l’argent, les restes de l’amour, les affres de la jalousie et un exhibitionnisme narcissique ? C’est affaire entre Valérie Trierweiler et sa conscience.

, de passage sur la Grande Muraille, avait naguère créé un mot qui fit un temps fortune : la bravitude. Le comportement et le caractère si particuliers de celle qui lui avait volé son compagnon avant d’en être répudiée appellent un autre néologisme : la valérité.

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