« Vae victis ! », « Malheur aux vaincus ! »

Un jour, un aïeul d’Astérix, le chef gaulois Brennos, a dévasté Rome. Le perdant s’est mis à chipoter sur le montant de la rançon à verser pour calmer le gagnant. Le Gaulois, toisant le Romain, a augmenté la somme, du seul droit du vainqueur, en prononçant l’historique (?) apostrophe.

Sous tous les cieux, sous toutes les latitudes, à toutes les époques, dans tous les pays, le droit du vainqueur prime le droit du vaincu. Dans tous les pays ? Non ! 2.400 ans après Brennos, un petit pays résiste. Dans ce pays, les vainqueurs sont rabroués et les vaincus tiennent le haut du pavé. On appelle cette étrange coutume « l’exception française » !

Voyez le premier tour des régionales : l’incontestable vainqueur, c’est le Front national. Eh bien, ce n’est pas lui qui, au deuxième tour, est ceint de la couronne de laurier, mais ses adversaires battus. Lui, le vainqueur dans le cœur de près de sept millions de Français, va se faire cuire un œuf. « Vae victis » ? Mon œil !

Nord, Sud et Est, trois régions. Là encore, dans chacune, le gagnant haut la main est le Front national. Panique à bord ! Les farouches ennemis d’hier aujourd’hui s’embrassent sur la bouche ! « Ah ! Que je t’aime », dit Bertrand à Hollande. « Ah ! Que tu es belle », avoue Estrosi à Taubira. Dans l’Est, c’est encore plus cocasse : les socialistes de la liste socialiste supplient les socialistes de ne pas voter socialiste, mais à droite, mais pas trop ! Les "zeureux zélus", la larme à la paupière, n’arrêtent pas de remercier ceux auxquels ils se sont, toute leur vie, opposés. « Vae victis » ? Mon œil !

Et puis voilà Bartolone ! Encore lui ! Le saigneur du 9-3. Depuis sa somptueuse villa de prolo à deux millions d’euros, il rêvait de Paris, du Grand Paris, de l’immense Paris, où il aurait pu appliquer les méthodes qui ont si bien plombé sa désormais ruinée, paupérisée, médiocrisée. Le rêve s’est fracassé sur une mèche blonde retenue par un serre-tête. L’Île-de- a refusé le maquignon. Plus vaincu que Bartolone, ce dimanche 13 décembre, y a pas ! Eh bien, ses copains l’ont acclamé pour qu’il remonte au perchoir. « Vae victis » ? Mon œil !

Ce même Bartolone, tel un torquemada de ruisseau, a fustigé d’un doigt vengeur et Neuilly et Versailles. À l’image d’un vulgaire Bouteflika, qui bave sur la et vient se faire soigner au Val-de-Grâce en y laissant une ardoise, Bartolone, pour un pet de travers, se fait hospitaliser à Neuilly, Hôpital américain, s’il vous plaît. Un individu dépourvu d'une certaine morale, vous dis-je.

Défaite = Victoire… novlangue… 1984… Orwell.

Brennos, reviens et vire-moi tous ces clowns tristes et remets la pyramide à l’endroit pour qu’enfin on puisse hurler pour de vrai « Vae victis » et reconstruire avec les vainqueurs.

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23 décembre 2015

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