Qui n’a pas craint, à propos du débat sur le mariage gay, d’écrire ces quelques lignes d’une rare subtilité ?

Qui s’est fendu de cet édito psy, façon « café Flore » comme on dirait « café du commerce », pompeux à faire rougir d’envie un Gérard Miller ?

Lisez donc :

Un moment d’absolue vérité. Rien de moins. Le jour où chacun, face à son psychisme, ses peurs, fantasmes et legs, doit se montrer vrai. Face à face avec soi-même. Qui est cet autre qui me regarde droit dans les yeux ? Prendre le temps de descendre en soi, celui de l’honnêteté maximale. Répondre, en remontant à la surface, à une question, la seule qui vaille : aujourd’hui, moi qui me regarde dans ce miroir, considéré-je l’homosexualité comme normale ou déviante ? Ni faux-fuyants, ni politiquement correct, ni suivisme, ni résignation, mais la vérité de soi. Oser l’affronter. Être homosexuel, est-ce “en mon âme et conscience” pareil qu’être hétérosexuel ou, au fond de moi, n’est-ce que “quelque chose” dont je m’accommode, que je tolère ? Oui ou non, hétéros et homos sont-ils égaux en droits et en devoirs ? Ni moins, ni plus.

Vous ne devinez pas ? Aucune idée ? Alors je vais vous aider…

On l’a vue, il y a quelques jours à peine, dans un reportage pour « Le Grand 8 », sur D8, que j’ai eu le bonheur de visionner sur le site de Closer… Elle y paradait dans un sex-shop chic (eh oui ! ça existe), admirant des godemichets, s’extasiant devant leur taille, leur forme (« double entrée » précisait-elle), se renseignant sur les vibro-masseurs, sur la meilleure façon de muscler son périnée… tout ce qui assure, commentait la vendeuse en chef, le « développement durable du couple »

Vous n’avez toujours pas trouvé ? Je continue. Elle joue de sa couleur comme d’un atout, de son partenaire comme d’un paratonnerre, de ses lunettes (à vil prix : quelques milliers d’euros mais, dit-elle, elle a bien le droit de faire ce qu’elle veut avec son argent) comme d’un symbole, une marque, un gimmick. Toujours pas ?

Et si, pour reprendre les mots de nos amis de Causeur, je vous dis qu’elle est devenue la « papesse de la branchitude bien-pensante » ? Ça y est, vous avez deviné. Bien sûr, il s’agit de l’amusante, de la gentille, de l’agréable, de la modeste . De l’égérie de la germanopratine. De la chef d’escadrille des furies pro-mariage gay.

Une question encore. Comment personne ou presque ne s’émeut-il des bêtises débitées par notre consœur, alors que l’on assisterait à un ouragan médiatique si une autre de nos consœurs, je pense à l’amusante, à la gentille, à l’agréable, à la modeste , se fendait d’un tel commentaire ?

C’est vrai, la première n’est encore que Madame la Ministre…

14 novembre 2012

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