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Editoriaux - Histoire - Justice - Politique - Table - 17 décembre 2014

Une Femen condamnée, enfin !

Une bien maigre condamnation, mais une condamnation, enfin.
Hier après-midi, le tribunal correctionnel de Paris a condamné l’ex- Éloïse Bouton à un mois de prison avec sursis pour « exhibition sexuelle » et 2000 euros de dommages et intérêts au curé de la Madeleine.
Elle avait fait irruption seins nus dans l’église de la Madeleine le 20 décembre 2013 avant de simuler un avortement près de l’autel en brandissant des morceaux de foie de veau sanguinolents pour figurer « le fœtus avorté de Jésus » et de proclamer que « Noël était annulé ».

L’accusée a évidemment annoncé qu’elle interjetterait appel de ce jugement.
Le mois de prison avec sursis sauve la face, les 2000 euros signifient en revanche que le tribunal a reconnu la recevabilité de la plainte du curé, ce qui était contesté par la défense.
Cette église est propriété de la ville depuis la loi de 1905 et le monument est seulement « affecté » au curé. L’avocat d’Eloïse Bouton remettait donc en cause sa responsabilité des lieux.

Forcément elles hurlent. Ces pauvres petits choux n’étaient pas habitués !
Elles qui veulent déclarer la guerre sans se faire tirer les cheveux, attaquer sans permettre la défense, souiller sans qu’aucune réparation ne puisse être exigée…
Pour une fois, la justice a répondu, même timidement.

Mais l’ « exhibition sexuelle » de ces furies est loin d’être le plus scandaleux.
Le silence politique, la complicité médiatique et la tiédeur judiciaire le sont bien plus, pour chacune de leurs actions. Ce silence assourdissant que l’on entend chaque fois que s’exprime la haine anti-chrétienne…

On entend hurler nos « élites » pour des propos déformés d’Éric Zemmour, pas un mot lorsque des prêtres sont agressées, que des églises sont régulièrement profanées ou vandalisées.
Nos ministres se relaient pour proclamer que la lutte contre l’antisémitisme et l’islamophobie doit demeurer une priorité nationale, pas un mot sur les attaques contre les catholiques entendues jusque sur les ondes du service public…

Dimanche dernier, des individus déversaient le contenu de plusieurs extincteurs dans l’église de Saint-Gengoux, la veille, la crèche qui se situait devant l’église de Crolles, dans l’Isère, était incendiée et détruite. Quelques jours plus tôt une chapelle bretonne était vandalisée pour la deuxième fois en cinq mois. Le dimanche précédent, c’était une statue du Sacré-Cœur, haute de 2 mètres de haut, qui était retrouvée brisée à Saint-Pourçain, dans l’Allier.

Chaque semaine des églises sont visées en leur chœur sans que personne ne s’en offusque jamais… Tandis que quelques jeunes sur le toit d’une mosquée en chantier défraient la chronique et génèrent un flot continu d’indignations.

Ce n’est pas seulement les catholiques qu’ils trahissent ainsi par leur absence de condamnation, c’est aussi la France, et tous ces Français qui restent attachés à leurs clochers, à la paix qui se dégage de leurs murs chargés d’histoire.

Ce silence est pire qu’une trahison, c’est un encouragement.
Il y a là une véritable incitation à la haine qui engendre une perte dramatique du sens du sacré dans un pays qui suffoque par absence de grandeur…

Autrefois, les portes des églises restaient ouvertes parce que tous savaient que leurs quatre murs délimitaient un endroit sacré…

Leur République se gave de « laïcisme » et ne s’émeut point de la fermeture de ses églises vandalisées ?
Ce faisant elle renie la France.

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