Discours - Editoriaux - Politique - Religion - Table - 25 janvier 2015

Une clarification est nécessaire

Manuel Valls a déclaré : “Nous vous devons la vérité. Nous sommes en guerre contre l’islamisme et le djihadisme radical.” Il a prolongé son propos par une restriction : “Nous ne sommes pas en guerre contre les musulmans et contre l’islam.” Et les députés ont salué son discours à l’unanimité par une standing ovation, gauche et droite confondues.


Cette pétition de principe, fondée sur nos idéaux républicains, relève à la fois d’un angélisme coupable et d’une trahison de la cause nationale soi-disant défendue par l’État.


Nos principes, et particulièrement la laïcité, ne peuvent pas nous exonérer de l’obligation d’exiger des musulmans de France la vérité et la transparence par rapport au contenu du Coran et des hadiths.


On ne peut qu’adhérer à l’affirmation selon laquelle nous ne sommes pas en guerre contre nos compatriotes musulmans. En est-il de même par rapport à l’islam qui est, par contre, dans son cœur explicitement en guerre contre nous ?


Car pour les musulmans, le Coran est un texte incréé, qui en vertu de leur foi est « la parole de Dieu révélée au prophète », en tant que tel indiscutable. Or, nul ne peut contester que ce texte contient des appels à la violence, au mensonge (la taqiya) afin de permettre le règne d’Allah, et à la soumission de son peuple à la charia. Le Coran, dont le contenu ne se discute pas pour le croyant, l’appelle objectivement à « faire la guerre pour imposer la paix ». Tous les musulmans, y compris les plus tolérants, sont soumis de manière formelle à cet article de foi, même s’il semble évident que, pour nombre d’entre eux, ils n’y adhèrent pas…


Dans ces conditions, et parce que la sincérité d’une majorité des musulmans de France ne peut être suspectée et mise en doute, la laïcité ne nous interdit pas d’exiger d’eux cette indispensable clarification.


Puisqu’ils se prévalent d’un islam tolérant et pacifiste et que nous voulons les croire, eux et leurs imams, il y a une solution très simple pour sortir de cette impasse. Elle consiste à leur demander de faire profession d’adhésion à nos principes républicains en renonçant de manière explicite au djihad, à la taqiya et à la charia. Dès lors que cela correspond à leur conviction profonde et que ces trois principes sont le cœur de l’islamisme qui menace notre sécurité comme la leur, en quoi cette exigence serait-elle illégitime ?
 Elle devrait pouvoir a minima être exigée des imams en raison des responsabilités qu’ils exercent.

À défaut pour l’État de formuler cette exigence par la mise en place d’un serment solennel sanctionné par une possible déchéance de la nationalité française, il se refuserait à la vérité annoncée et à se soumettre à son obligation de tout mettre en œuvre pour assurer la sécurité nationale. Si nous sommes en guerre, dixit le Premier ministre et le président de la République, s’y refuser serait de la haute trahison !


L’heure est grave. Nous ne pouvons plus tergiverser et continuer d’entretenir une ambiguïté suicidaire et criminelle.


Que l’on ne me réponde pas qu’il s’agirait de stigmatiser une partie de la population par rapport à sa croyance et sa religion. Ce serment ne serait qu’une renonciation à une idéologie politique qui constitue le fondement de l’islamisme radical. Il préserverait les musulmans et la communauté nationale d’une confusion réelle. Il clarifierait la nécessaire sociabilité en affranchissant concrètement les musulmans de France de toute ambiguïté par rapport aux principes totalitaires d’un islamisme qu’ils prétendent rejeter.

Seule la vérité peut garantir nos libertés et notre sécurité !

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