L’hystérie raciale en cours est en train de dépasser des sommets et fera bientôt passer le mont Blanc pour un terril pas-de-calaisien. Aux États-Unis, Gordon Klein, professeur à l’université de UCLA, en est la dernière victime.

Avec la série de manifestations et d’émeutes qui secouent actuellement l’Amérique, certains courageux étudiants anonymes autoproclamés « non noirs alliés de leurs confrères noirs » (sic) ont demandé à leur professeur, Gordon Klein, au vu des circonstances politiques, des conditions allégées pour passer leurs examens finaux et particulièrement de la « clémence et de la compassion pour les élèves noirs ». Le professeur répond au courriel en disant qu’il ne voit pas de lien entre des manifestations et le passage des examens. Il rentre ensuite dans la technicité de la requête estudiantine avec un brin d’humour en demandant comment il ferait pour identifier les étudiants noirs, vu que les cours sont en ligne, ou alors ce qu’il devrait faire avec les étudiants métis en se demandant s’il devrait ne les favoriser qu’à moitié ? Il termine son message doctement en rappelant l’axiome de Martin Luther King qui professait justement que les hommes ne doivent pas être « jugés selon la couleur de leur peau ».

L’humour n’est pas une valeur universelle, surtout quand il fait mal à des propagandistes en culottes courtes qui viennent des beaux quartiers de la côte Ouest américaine. En un rien de temps, les élèves humiliés crient au scandale raciste et lancent une pétition contre le prof « old school ». L’université, alarmée par le buzz que fait la pétition, s’assoit sur la liberté d’expression et suspend le prof de ses fonctions. Klein vit désormais chez lui sous protection policière. On n’est pas à Salem, mais la chasse aux sorcières est bien ouverte aux États-Unis.

Chaque jour, une histoire plus dingue que la veille nous montre à quel point notre société occidentale, calquée sur la société de consommation américaine, est en état de mort clinique. Il est temps de mettre un terme à cette folie communautariste qui se répand chez nous comme une traînée de poudre, sinon cette histoire va très mal se terminer. On se rappelle cette phrase terrible du ministre de l’Intérieur Gérard Collomb : « Aujourd’hui, on vit côte à côte. Je crains que demain on ne vive face à face. Nous sommes en face de problèmes immenses. »

Cette crispation raciale montée de toute pièce, qui trouve un écho démesuré dans les médias dominants, est un écran de fumée pour nous faire oublier le marasme économique et la gestion catastrophique du Covid-19. Ne tombons pas dans le panneau de ceux qui nous ont plongés dans cette situation. Plus que jamais, les Français doivent rester unis, quelle que soit leur couleur de peau, et ne pas tomber dans le piège tendu par les responsables de cette situation. Ceux-là n’en ont rien à faire des Blancs, des Noirs des Français ou des Américains. En revanche, ils ont très bien compris que, pour régner, il était impératif de diviser.

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