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Editoriaux - Livres - Religion - 12 avril 2016

Un nouveau concordat pour “penser France” et non “penser sa réélection”

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Au-delà d’un concordat avec le CFCM, c’est un engagement clair des mosquées et des immigrants qu’il faut obtenir. Une charte qui engage chacun. Napoléon en signa un avec le Consistoire. “Courageusement”, Sarkozy l’omit en 2003 lors de la création du CFCM. Quelle serait cette charte ?

Elle doit exprimer l’acceptation par tout président d’une mosquée ou d’une association ou organisation musulmane – mais pas que – ayant siège ou représentation sur le territoire national, des fondements constitutifs de notre République ; laquelle s’exprime par sa devise Liberté-Egalité-Fraternité. Ainsi, et ainsi seulement, une religion saurait être franco-compatible. Proposons de cette future charte les trois articles suivants :

1) Tous les êtres humains naissent, vivent et demeurent libres et égaux en droits, en devoirs et en dignité ; ce quels que soient leur âge, sexe, origine ethnique, nationalité, religion, profession, état.

2) Tous les êtres humains ont le droit de choisir leur religion, d’en changer ou de n’en point avoir.

3) En France, les lois de la République priment sur les lois et coutumes religieuses.

Voilà une vraie charte à même d’intégrer les populations immigrantes. Ou du moins à opposer à ceux qui, prônant ou vivant le contraire de ces principes, deviendraient automatiquement hors la loi et expulsables. Cette déclaration serait signée par toute personne demandant la citoyenneté française. Et par tout nouvel immigrant majeur.

Rien d’excessif en ces points qui feront pourtant peut-être grincer quelques dents du côté des catholiques comme des israélites. La force et le maintien du lien national commande cependant de les faire siens et de les transmettre aux générations futures. Défendre les familles de France, c’est aussi cela.

On nous dira que l’article relatif à la liberté religieuse ne pourra en aucun cas être signé par un musulman. En réalité, il n’en est rien. En témoigne le cinquième article de la Charte de Béziers, peu souligné jusqu’alors et qui présente pourtant un pas en avant significatif. Citons-le : « Les imams et présidents d’associations gérant les mosquées de Béziers s’engagent à ne pas promouvoir les textes et livres qui prescrivent le djihad ou la peine de mort pour, entre autres, les athées, les apostats ou les homosexuels. » Initialement visée, l’école malikite n’apparaît plus dans l’article final. Mais qu’un président de mosquée accepte de ne promouvoir aucun livre prescrivant le djihad ou la peine de mort pour les apostats ! Excusez du peu… Il s’agit là d’une modification majeure dans la pensée musulmane, un pas vers l’acceptation de la liberté religieuse. Rien de moins.

Alors, oui, comme souligné ici par Gabriel Robin félicitant Robert Ménard, on souhaite qu’un vaste mouvement vers la signature d’une charte citoyenne telle que proposée supra s’engage et se fasse jour.

Mesdames et Messieurs les candidats aux primaires ou candidats déclarés à l’élection présidentielle de 2017, on vous attend. On vous demande !

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