Voilà donc Sadiq Khan élu maire de Londres, patronyme n’ayant rien à voir avec celui d’un autre prédateur présumé, Dominique Strauss-Kahn. Il n’empêche qu’aussitôt, le nouvel édile londonien à peine « couronné », les s’agitent… Prémices d’un éventuel et potentiel « Grand Remplacement » ?

Mais ce Sadiq Khan n’est jamais que l’ordinaire de la marche de ce « Grand Remplacement », libéral et mondialisé, anglo-saxon parfois, planétaire le plus souvent : autrement, les Indiens d’Amérique ne seraient pas occidentaux, tandis que les Berbères auraient oublié d’être arabes ou turcs et les Palestiniens se seraient bien passés de devenir israéliens sans qu’on ne leur ait jamais demandé leur avis.

Dans le cas d’outre-Manche, ce nouveau « Grand Remplacement » semble avoir été librement consenti. En effet, il y a des décennies que Londres se vante d’être la capitale la plus cosmopolite de notre vieille Europe. Appelant de ses vœux une sans limites, même si aujourd’hui plus ou moins bloquée aux alentours de Calais et se voulant européenne tout en ne l’étant pas : bref, la Grande-Bretagne sera toujours l’Angleterre. Et nous en voyons aujourd’hui le résultat.

À ce sujet, Sadiq Khan, loyal sujet de sa Très Gracieuse Majesté, serait plutôt du genre « libéral-libertaire autoproclamé », tel que justement rappelé par Gabriel Robin : « Si vous pensiez que Sadiq Khan appartenait à la faction islamo-gauchiste du grand parti de gauche britannique, vous vous trompiez. L’homme est plutôt considéré comme un bébé Tony Blair », poursuit notre cher confrère. Un terroriste en puissance tout relatif, donc.

Après, la polémique électorale et relative à Sadiq Khan est-elle forcément religieuse ? Ne lui reprocherait-on pas plutôt sa peau un peu foncée, son origine pakistanaise et, surtout – darwinisme social oblige -, ses modestes origines ? En son temps, Margaret Thatcher, snobée par l’oligarchie locale, celle des gosses de riches ayant usé leurs fonds de culotte sur les bancs d’Eton et de Cambridge, en a longtemps bouffé, de son passé de fille d’épicier ; alors que Sadiq Khan n’en finit plus de faire oublier le sien, à la fois bonus et malus, « storytelling » oblige, d’enfant de chauffeur de bus…

Plus sérieusement, alors que tant de gens, à plus ou moins juste titre, fantasment sur la conquête du monde par un théorisé d’on ne sait quelle caverne et par on ne sait quel génial stratège ou vieux sage niché dans la montagne, rappelons ce simple fait : le gouverneur de Jakarta, capitale de l’Indonésie (dix millions d’habitants et premier pays musulman au monde), est… chrétien !

Son nom ? Basuki Tjahaja Purnama ! Certains leaders islamistes ont évidemment renaudé, peut-être et probablement parce que Basuki Tjahaja Purnama est à moitié chinois ; vilain racisme, quand tu nous tiens…

Comme la religion est parfois lointaine de tout cela. Et la politique, raciste ou pas, si proche.

Bref, si Dieu existe, ce qu’à Lui ne plaise, ne pourrait-on pas lui lâcher un peu la grappe et éviter de l’accommoder à toutes les sauces, surtout lorsque des plus indigestes ?

10 mai 2016

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