Résumé des chapitres précédents :

1/ Une “révolution” d’un orange douteux, fortement inspirée, soutenue, subventionnée et instrumentalisée par l’Occident, le président régulièrement élu mais indiscutablement impopulaire. Une des premières décisions du gouvernement issu de l’émeute est de retirer au russe son statut de deuxième langue officielle de l’Ukraine. Avantage à l’Occident.

2/ Les régions géographiquement, historiquement, culturellement, économiquement, ethniquement et politiquement les plus proches de la Russie se soulèvent contre les nouveaux oligarques de Kiev. Les séparatistes du , encouragés, soutenus, armés par Moscou, contestent la légitimité et récusent l’autorité du gouvernement de Kiev Ils prennent le contrôle des oblasts de Louhansk, Slaviansk et Donetsk. Avantage à la Russie.

3/ Après avoir hésité, tergiversé, procrastiné, le nouveau président ukrainien, élu dans des conditions d’une opacité chocolatière, décide de régler la question par la force. L’Ukraine, financièrement exsangue et affectivement divisée, lance pourtant l’assaut contre la “ populaire du Donbass”. L’armée ukrainienne, ressurgie du néant, met en difficulté puis en déroute les sécessionnistes. La liquidation de l’insurrection pro-russe semble n’être plus qu’une question d’heures. La Russie, méprisée, sanctionnée, mise à l’index, injuriée, calomniée par les gouvernements et les médias occidentaux, est fermement invitée à ne pas se mêler des affaires du pays voisin, qui sont l’affaire de Washington, de Bruxelles, de Varsovie et de Paris. Avantage à l’Occident.

4/ Comme on pouvait aisément le prévoir, ne se résigne pas à laisser succomber, l’arme au pied, ceux qui se réclament de l’éternelle Russie et le supplient d’intervenir. L’intervention russe renverse le cours des événements et les forces loyalistes, stoppées, contrées, puis encerclées, prises au piège, sont menacées d’anéantissement. Avantage à la Russie.

5/ L’Ukraine, riveraine, comme chacun sait, des rives de l’Atlantique, sollicite son admission dans l’ ! L’Union européenne et les annoncent de nouvelles mesures de représailles contre la Russie. Là où il était possible et souhaitable de décentraliser, de fédéraliser, de finlandiser un pays dont l’unité nationale est une fiction, on a laissé les affrontements dégénérer en guerre fratricide puis on a internationalisé un conflit qui n’en méritait pas tant. Alors que les métastases du fondamentalisme islamiste s’étendent à l’ensemble du Proche et du Moyen-Orient, les aveugles et les somnambules dont nous dépendons pour notre malheur sont en train de créer, cent ans après Sarajevo, les conditions d’une troisième guerre mondiale.

29 août 2014

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