Dans quelques mois, années, après Uber, Airbnb ou BlablaCar, l'avenir des applications logicielles de services (applis) permettra de choisir qui on fait travailler ( et profil détaillé du prestataire à qui l'on choisira de confier une prestation), pour qui on travaillera (par exemple, aujourd'hui de nombreux chauffeurs travaillent avec plusieurs applis, ils pourront bientôt aussi filtrer leurs clients et refuser les profils et prestations qu'ils ne veulent pas prendre en charge), quand et à quel prix. Une loi du marché que les plus gros prestataires tenteront toujours d'essayer de fausser à leur avantage (c'est la loi du genre) comme aujourd'hui les grosses compagnies de taxi qui font travailler des Africains ne connaissant pas la rue de Rivoli à et circulant dans des voitures sales voient arriver des gens aimables, moins chers dans des véhicules propres et qu'il est possible de payer autrement qu'en liquide... Insupportable, quoi !

Les monopoles s'agrippent. Ils deviennent violents. Demain, ce sera Uber ou BlablaCar qui tenteront de nous empêcher de travailler avec des applis qui permettront d'avoir l'identité précise et les notes qualitatives du conducteur avant de commander et de choisir laquelle on fait travailler. Mais ce sera dans presque tous les domaines de l'économie.

J'ai bien peur, en effet (et c'est ironique), que cela ne renforce à terme le communautarisme, la compétence et la compétitivité. Le choix, quoi. Ce choix qui laissera chacun libre de pouvoir "contracter" avec un tiers qu'il choisit dans les conditions qu'ils souhaitent. Un besoin déjà vital, dans une instable, violente et précaire en phase d'effondrement lente.

Confronté à cette perspective infernale, on reverra alors bientôt l’État et le cortège des nuisibles habituels exiger l'abolition des notes de satisfaction sur les applis, demander l'anonymat des prestataires et imposer des taxes sur la qualité des chambres ou des véhicules. Vous souriez ? Non, vous comprenez deux secondes après que c'est probable. À la fin, si nous les laissons faire, chacun sera un multi-prestataire au rabais pour tous, utilisant des logiciels contrôlés par l’État pour assurer le "vivre-tous-ensemble".

Car c'est un classique. Vous le remarquerez, l'économie doit toujours être "libérée" lorsqu'il s'agit de casser les acquis sociaux et les structures de protection autochtones, et "moralisée" quand il s'agit d'imposer la mixité, la médiocrité et l'immigration. Qui en décide ? Ceux qui parlent à votre place aux oreilles de vos enfants, de vos amis et de vos voisins. Ceux qui nous font la guerre.

L'économie, aussi, est une que l'on nous fait. 

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28 juin 2015

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