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Tsípras l’arnaqueur

Comment peut-on accorder la moindre confiance à un mec qui, dans l’opposition, prônait la sortie de l’euro, et qui, une fois élu, s’accommodait des conditions ordonnées par l’Union européenne, puis, jouant une partie de poker menteur, proposait un référendum pour une nouvelle sortie de l’euro, menaçant de démissionner si le “oui” l’emportait et qui, enfin, une fois le “non” vainqueur, relance en acceptant des conditions encore plus draconiennes dans l’unique objectif d’obtenir une avance de quelques milliards sur les 85 que l’Union européenne lui promet s’il met en place les réformes ordonnées, oppressant encore davantage le peuple grec ? Trahissant ainsi sans aucun scrupule son propre peuple.

Bien entendu, Tsípras n’est en aucun cas responsable de la situation actuelle de la , mais on attend encore les réformes promises lors de son accession au pouvoir, comme on attendra d’ailleurs celles qu’il vient d’accepter et que, comme sœur Anne, on ne verra jamais ! Quant à l’Union européenne, le Fonds monétaire international et la Banque centrale européenne, ils ont ouvert une nouvelle fois le robinet à milliards, qui ne seront jamais remboursés. Sachant pertinemment que ces réformes promises ne seront pas suivies d’effet.

L’Union européenne et l’Eurogroupe réclament des garanties sur les biens de l’État et Tsípras s’offusque de cette méfiance. Mais n’est-il pas courant que l’on prend des hypothèques sur les biens acquis à l’aide d’un prêt afin de garantir son remboursement ? Ne met-on pas sous curatelle les personnes âgées qui se trouvent dans l’incapacité de gérer leurs biens ? N’est-ce pas le cas de la Grèce ?

François Hollande veut jouer les « héros » mais il n’est pas de taille et il en est parfaitement conscient. Pour faire un geste vers sa gauche dure, il propose un vote à l’Assemblée nationale ce mercredi 15 juillet. Perte de temps inutile pour la France dont la dette, à l’instant où je pose ce point d’exclamation, s’élève à 2.115 milliards, augmente de 2.345 euros chaque seconde et atteindra très bientôt les 100 % de son PIB.

Et si, au lieu de vaines et interminables discussions entre gouvernants des pays de l’Union européenne, l’ se montrait pour la première fois « démocratique » ? La Grèce ne lui a-t-elle pas donné l’exemple tout récemment ?

Pourquoi ne pas proposer, aux citoyens des 28 pays qui composent l’Union européenne, un référendum sur la sortie ou non de la Grèce de la zone euro ? Les peuples ne sont-ils pas souverains ? N’est-ce pas leurs milliards d’euros à fonds perdus qui soutiennent la Grèce ? Pourquoi n’auraient-ils pas le droit de se prononcer, tout comme les Grecs ont pu le faire ?

Pourquoi devons-nous accepter, dans l’unique but de satisfaire quelques dirigeants, un troisième plan d’aide voué à l’échec comme les deux premiers, et cela dans le seul but de conserver la Grèce dans la zone euro à n’importe quel prix ?

Comme ce sera probablement le cas, un jour prochain, pour d’autres pays de l’Union européenne…

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