Le 29 octobre 2020, il y a six mois, un terroriste islamiste tunisien âgé de 21 ans, Brahim A., assassinait trois chrétiens dans la basilique Notre-Dame de l’Assomption, à Nice. Ce jour est à marquer d’une pierre sanglante. Celui de l’attentat barbare de trois chrétiens sur leur lieu de culte, à Nice.

Après avoir fait un repérage les deux jours précédents, Brahim A., migrant tunisien arrivé depuis peu sur le sol français depuis l’île de Lampedusa, mettait à exécution un dessein barbare qu’il croyait « divin » : tuer ceux qu’il avait désignés auprès d’un autre immigré clandestin comme étant « du pays des mécréants et des chiens ». Son geste fut mûrement réfléchi puisqu’il envoya un message à sa mère lui expliquant : « Je suis à Nice, que Dieu facilite, je suis en train de m’organiser. »

Ce vendeur d’essence de la région de Sfax, en Tunisie, déjà connu pour des problèmes de drogue, d’agression au couteau et d’alcool, avait été identifié pour sa religieuse depuis plus d’un an. Plusieurs de ses connaissances avaient elles-mêmes été repérées par la division antiterroriste de leur pays sans que ceci ne jette le moindre trouble au moment de son départ vers l’Europe.

Au cours des deux jours passés à Nice, l’assassin trouva un point de chute au 29, rue d’Angleterre, à deux cents mètres de la basilique. Il trouva le temps d’aller prier deux fois à la mosquée, rue Reine-Jeanne, derrière la gare.

Le lendemain matin, en dix minutes à peine, entre 8 h 44 et 8 h 53, armé d’un couteau, il décapita Nadine Devillers, 60 ans, égorgea le sacristain Vincent Loquès, 55 ans, et lacéra d’une vingtaine de coups de couteau Simone Barreto-Silva, 44 ans.

À 8 h 57, la municipale arriva sur les lieux et blessa de neuf balles l’assaillant qui avait accompagné sa tuerie des cris d’« Allah Akbar ». Il laissait derrière lui le spectacle de la mort et de la désolation, atteignant en plein cœur un lieu sacré, une église, où de simples croyants étaient venus se recueillir, et une religion, le christianisme.

L’ensemble de la communauté chrétienne fut touché au cœur, les Niçois, bien sûr, mais pas seulement : la France entière pleura et c’était le but visé. En semant la mort dans une église, l’assassin signifiait à la France chrétienne que plus jamais les chrétiens ne pourraient se sentir en sécurité nulle part et que la terreur islamiste pouvait faire vaciller l’âme judéo-chrétienne de notre pays.

C’était bien mal connaître ce que nous sommes. Qui peut croire être en mesure d’éteindre la flamme spirituelle d’un pays ? Cependant, au-delà des commémorations qui suivirent et des quelques larmes versées, quels moyens furent mis en œuvre, ensuite, pour que ces attentats ne puissent plus se produire sur notre sol ?

La basilique Notre-Dame de l’Assomption fut protégée trois jours seulement, au lendemain du 29 octobre, puis les forces de sécurité s’évanouirent pour traquer les citoyens sans à l’heure du confinement.

Le 20 mars, soit presque cinq mois après l’attentat, un musulman fit irruption dans cette même basilique pour proclamer son soutien à ses frères musulmans, en pleine messe. Celui-ci fut appréhendé par la puis placé en garde à vue pour apologie du sans que cet incident aux conséquences potentiellement mortelles ne suscite l’indignation de nos élites politiques.

Le lendemain de cette intrusion, aucune force de sécurité n’était déployée aux abords de la basilique, pour les messes dominicales.

Une question se pose, face à ces actes barbares : celle des enjeux civilisationnels, donc de l’assimilation des populations musulmanes à la France, mais également celle de la prise de conscience des politiques face au danger réel, constant, évolutif que représente la menace islamiste sur notre sol : tant celle qui vient de l’intérieur, c’est-à-dire de ceux que nous avons laissés entrer, que de ceux qui arrivent de l’extérieur, l’arme au poing, en toute impunité.

28 avril 2021

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