Depuis 1998, les 35 heures de travail hebdomadaire sans diminution de salaire devaient résorber le chômage. Hélas ! En cette fin 2013, il est proche du record de 1997.

Le dogme des « responsables » de cette loi s’est brisé les dents sur la réalité. Elle a accentué la tendance française de « préférence pour le chômage » : compenser par la productivité les surcoûts du travail productif.

Au début du quinquennat Hollande, les mêmes oracles ont fiscalisé les heures supplémentaires : « Les entreprises font faire des heures supplémentaires, elles ne veulent pas embaucher, donc taxons ces heures. » Un nouveau dogme justifie cette décision anti-économie. Pourtant, les entreprises vivent sur des marchés très concurrentiels. Elles doivent offrir des délais rapides et des prestations de qualité. Une économie atone telle que la nôtre connaît des fluctuations de court terme. Pour bien y faire face, on fait appel aux équipes en place : pas de temps pour former des embauchés nouveaux pendant un pic. Il faut donc avoir recours aux heures supplémentaires. Réagir aux mouvements du marché est gage de compétitivité. Dans une économie en croissance, la situation serait différente.

Dogme aidant, les partisans éclairés de l’économie planifiée ont découragé le recours aux heures supplémentaires, privant les salariés de revenus accrus, et compliquant la vie des entreprises.

Aujourd’hui, les mêmes (comment durent-ils si longtemps ?) parlent du travail du dimanche : « Ce n’est pas un jour comme les autres. » Est-ce à dire que si quelqu’un a une crise cardiaque le dimanche, il ne sera pas soigné comme les autres jours ? Que le dimanche, il faut fermer les marchés des villages ?

En distribution, les vérités sont vérifiées : l’activité perdue ne se rattrape jamais. L’activité permet d’investir, de payer les salariés, de reconstituer les stocks, de faire vivre les sous-traitants. Si la fréquentation des magasins le dimanche était faible, tout serait fermé. Les entrepreneurs, plus raisonnables que les politiques, ne gaspillent pas l’argent !

Depuis 1906, le dimanche est devenu chômé. Mais il y a tant d’exceptions : des industries, services médicaux, médias, etc. Aujourd’hui, le commerce a évolué : on achète sur Internet 24 h sur 24 ! Pour rester compétitifs, les magasins s’adaptent. Le travail du dimanche augmente les revenus des salariés et permet aux familles de prendre le temps de réaliser leurs projets, à l’abri des contraintes de la semaine. Un vrai service public !

La distribution française, secteur majeur, permet aux personnes peu qualifiées de trouver un travail. La France, pays touristique, attire les consommateurs. Pourquoi se priver de ce gisement ?

Soyons pragmatiques, utilisons nos ressources et notre savoir-faire. Le seul garde-fou à mettre en place est d’éviter les pressions que pourraient subir certains salariés pour travailler ces dimanches. Le talent français à faire des lois devrait savoir y remédier…

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