“Le résultat a été clair. Il est légitime. Les parlementaires qui regrettent les résultats du référendum doivent accepter ce que le peuple a décidé”, déclarait aujourd’hui , Premier ministre britannique. Une leçon d’esprit démocratique que feraient mieux d’entendre nos responsables politiques, souvent tentés de mépriser les Français. Effrayés par la directe depuis 2005, les différents exécutifs qui se sont succédé n’ont plus organisé de référendums. Ils sont censés « représenter » mais s’en éloignent chaque jour un peu plus.

Face aux parlementaires tentés de bloquer le , après que la Haute Cour a jugé qu’ils devaient être consultés, Theresa May et son gouvernement conservateur se montreront inflexibles, conscients de l’ampleur historique de la tâche qui leur a été confiée. Les parlementaires eurolâtres ne pourront pas empêcher ce que les Britanniques ont souverainement décidé, faisant fi des cris d’orfraie de la communauté internationale, des « pipoles » moralistes et de la classe médiatique. Le processus de mise en œuvre de la sortie de l’ sera lancé en mars, selon les souhaits de Theresa May.

“Ce n’est pas dans l’intérêt du pays, et cela ne nous aidera pas à obtenir de meilleures conditions pour la Grande-Bretagne. Nous devons maintenant nous concentrer sur la recherche de la meilleure issue. Cela signifie maintenir notre plan et notre ordre du jour, développer notre stratégie de négociation et ne pas mettre toutes nos cartes sur la table”, a ainsi jugé celle qui fut députée de la circonscription de Maidenhead (un nom prédestiné). Déterminée, intelligente, soucieuse des intérêts de la Grande-Bretagne, Theresa May est une dirigeante qui paraît à des années-lumière de ses contemporains européens.

La comparaison avec la est très cruelle. Alors que nos voisins ont regagné leur indépendance et lancent une volontariste de réindustrialisation, notre Président se couvre de ridicule en se confessant à des journalistes, trahissant sans sourciller les secrets d’État les plus sensibles… Comprenons bien que la plupart des candidats déclarés aux élections présidentielles à venir entendent ne surtout rien changer.

Représentativité ? Personne n’envisage d’instaurer la proportionnelle. Insécurité ? Ils ne proposent que des réformettes. Immigration ? À l’exception notable de Marine Le Pen, aucun candidat ne remet en cause la logique migratoire à l’œuvre aujourd’hui. Ces observations valent pour toutes les questions majeures. De leur côté, les Britanniques ont eu la chance d’élire , un Premier ministre qui a fait concrètement ce qu’il avait promis en organisant le référendum. Une chance confirmée par la conservatrice Theresa May.

L’une des principales raisons du déclin de l’Occident est que ses élites n’ont pas su, ou pas voulu, entendre le bon sens populaire. Collectivement, les vieux peuples historiques sont sages. Légataires de centaines d’années d’, ils savent d’instinct ce qui est bon pour leur pays. Maintenant, il serait temps de faire confiance aux Français en organisant des référendums sur les sujets qui les engagent.

6 novembre 2016

BVoltaire.fr vous offre la possibilité de réagir à ses articles sur une période de 10 jours. Toutefois, nous vous demandons de respecter certaines règles :

  • Pas de commentaires excessifs, inutiles ou hors-sujet (publicité ou autres).
  • Pas de commentaires insultants. La critique doit obéir aux règles de la courtoisie.
  • Pas de commentaires en majuscule.
  • L’utilisation excessive de ponctuations comme les points d’exclamation ou les points de suspension rendent la lecture difficile pour les autres utilisateurs, merci de ne pas en abuser !

Vous pouvez désormais commenter directement sur Boulevard Voltaire :

Pas encore de compte, inscrivez-vous gratuitement sur bvoltaire.fr

À lire aussi

Gabriel Robin : « On voulait le progrès, on fonce vers l’archaïsme »

Il y a un an tout juste, Gabriel Robin et Benjamin Demeslay publiaient Le Non du peuple, u…