“Nous aimons être bernés, une supercherie chasse l’autre” (général Gallois).

Nous avons souvent tendance à réagir à une information sans prendre la peine de la vérifier ou de l’étudier. L’interview d’Anglade à propos du Thalys (où il s’est certainement passé quelque chose, mais quoi) a de quoi nous rendre plus prudents.

Ecoutons l’artiste lyrique :

Le tireur était à quelque dizaines de mètres de nous, dans le wagon numéro 12. Nous étions dans la voiture 11, la dernière. L’homme armé venait vers nous, il était déterminé. J’ai pensé que c’était la fin, que nous allions mourir, qu’il allait tous nous tuer. Oui, on s’est vu mourir car nous étions prisonniers de ce train, et qu’il était impossible de s’échapper de ce cauchemar… J’ai brisé la vitre pour tirer l’alarme pour arrêter le Thalys !

Observation : on n’a évidemment pas besoin de briser une vitre pour tirer une alarme. Après, on passe aux éternels pourris de la SNCF :

Nous tapions dessus, nous criions pour que le personnel nous laisse entrer, nous hurlions “Ouvrez !” On voulait qu’ils réagissent ! En vain… Personne ne nous a répondu. Silence radio. Cet abandon, cette détresse, cette solitude, c’était terrible et insupportable ! C’était, pour nous, inhumain.

Les passagers sont bêtes et ne comprennent pas la situation (ils sont français), mais heureusement, il y a l’OTAN et les Américains!

Les passagers étaient dans l’incompréhension, ils ne réalisaient pas que ça allait être le carnage. C’était calme et digne. Nous étions totalement à la merci des balles qui allaient nous déchirer le corps… Nous attendions la mort, et nous n’avions pas le choix. Puis, un jeune homme, Anthony Sadler, a accouru dans notre voiture, criant que le tireur était maîtrisé par des soldats américains en permission, que tout allait bien.

Oui, il y avait même un consultant anglais. Que n’y avait-il dans ce train où tout le monde parlait anglais ! Un officiel était planqué dans un placard pour remettre leurs médailles préventives aux héros en T-shirt.

Nous sommes choqués, mais nous sommes en vie, et c’est l’essentiel. Nous étions au mauvais endroit, mais avec les bonnes personnes. C’est un miracle. Nous avons eu une chance incroyable d’avoir ces soldats américains. Je veux rendre hommage à leur courage héroïque et les remercier. Sans eux, nous serions tous morts.

Puis on retombe dans le monde réel.

Michel Brunet, l’un des contrôleurs du train Thalys Amsterdam-Paris :

Le mouvement de panique du personnel de restauration n’a pas grand-chose à voir avec le personnel de contrôle. Je ne sais pas pourquoi M. Anglade a cette attitude vis-à-vis du personnel Thalys.

On se le demande aussi. On verra s’il tournera, grâce à son témoignage, prochainement dans un remake hollywoodien de La Mort aux trousses avec Chuck Norris.

Pour le reste, on se consolera avec Voltaire : “Cette catastrophe faisait partout un grand bruit pendant quelques heures. »

26 août 2015

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