Editoriaux - Politique - Union Européenne - 26 décembre 2016

Terrorisme islamiste : qu’on arrête d’accabler Schengen et l’Europe

Le migrant islamiste ayant commis un attentat à Berlin a été abattu dans la nuit de jeudi à vendredi dernier, en Italie, après avoir trouvé refuge dans ce pays en passant vraisemblablement par la France. Il n’en fallait pas plus pour que les ayatollahs de l’État-nation et autres pourfendeurs de l’espace Schengen et de l’Union européenne n’en appellent au rétablissement des frontières fixes dans chaque pays d’Europe.

Traduction de cette mesure, qui constituerait un recul gigantesque de l’idée européenne : à l’intérieur de l’Union, l’intégralité des citoyens européens serait donc soumise à contrôle et à suspicion en raison des agissements, récurrents, d’extra-Européens rentrés légalement ou illégalement à l’intérieur de notre continent.

En quoi les Lettons, les Suédois, les Italiens ou même les Français de souche devraient-ils subir, à chaque passage de la frontière française, un contrôle, une fouille ?

Tout le paradoxe est là : les partisans de l’État-nation et du rétablissement des frontières sont prêts à pratiquer la discrimination vis-à-vis de tous les peuples qui composent l’Union européenne parce qu’on est, par ailleurs, incapable de discriminer ceux qui ne viennent pas de ce continent.

Le migrant tunisien qui a commis son attentat à Berlin a tué car il a bénéficié de frontières passoires à l’extérieur de l’Europe.

Cet islamiste a tué car il a profité de l’incapacité des pouvoirs publics, italiens, allemands, à l’expulser hors du territoire européen, malgré ses demandes d’asile refusées, malgré ses actes de délinquance connus.

Cet immigré maghrébin a pu faire couler le sang en Europe parce que les autorités sont soumises à la dictature des droits de l’homme et du terrorisme intellectuel, qui empêche de pratiquer la discrimination (et, donc, un gain de temps) lors des contrôles dans nos rues ou aux frontières de l’Europe, vis-à-vis de populations qui contiennent plus d’éléments « à risque » que d’autres.

Demandez donc aux Américains s’ils ne discriminent pas à leurs frontières extérieures !

Les ayatollahs de l’État-nation pourront fermer toutes les frontières qu’ils voudront, installer de la vidéosurveillance dans chaque rue, mettre un militaire à chaque porte : les attentats se poursuivront et, plus grave encore, le Grand Remplacement actuellement en cours en Europe continuera lui aussi.

Et ça ne sera pas la faute à l’Europe, à Bruxelles ou à un autre bouc émissaire. Mais bien aux décideurs politiques qui se refusent à discriminer – c’est-à-dire à distinguer – les extra-Européens vis-à-vis des Européens. En faisant cela, ils nous exposent, de facto, à la fois au sang et à la violence des attentats, mais également à notre disparition en tant que civilisation, à moyen terme.

Le drapeau bleu blanc et rouge (frappé d’un croissant ?) pourra peut-être encore flotter sur Paris, pour le plus grand plaisir des patriotes, il n’en demeurera pas moins que la population qui constituait nos territoires aura, elle, été définitivement transformée si les choses continuent ainsi. Il est temps de faire des choix…

À lire aussi

Apologie du terrorisme, internement des fichés S : êtes-vous devenus fous ?

En applaudissant ces condamnations, vous ne pourrez pas demain, pleurer ici parce que des …