Comme chaque année, le dernier dimanche de mai, la France a célébré la fête des Mères. Cette journée où il est coutume d’offrir des cadeaux à nos mamans et de leur consacrer une attention spéciale.

Cette fête innocente ne manque pourtant pas de susciter la polémique. Elle a le double tort de célébrer l’image de la femme-mère et d’avoir été popularisée par le maréchal Pétain… Voilà de quoi donner de l’urticaire aux féministes et antifascistes de tout poil.

Il est insupportable à certains que l’image de mère soit apposée à la femme. Plusieurs groupes féministes ont lancé des pétitions sur Internet pour que cette fête “ringarde” et “sexiste” soit supprimée.

Le “sexisme ordinaire” est dénoncé par ces nouveaux inquisiteurs qui s’offusquent à la vue de panneaux publicitaires invitant à acheter des appareils électroménagers ou de la cosmétique. “C’est une volonté de ramener les femmes à la cuisine et de les réduire à leur apparence physique”, clame une experte…

Une célèbre chaîne de parfumerie s’est ainsi attiré l’ire de Caroline De Haas, qui lui reprochait une affiche dont l’intitulé était “Born to be a beautiful maman”. Pour la penseuse féministe, c’était là une “énorme bouse sexiste”. Elle n’a toutefois pas réagi à l’infâme franglais véhiculé par cette publicité.

Alors faut-il supprimer la fête des Mères ? Il semble que ce projet soit déjà en cours d’exécution, comme en témoigne le cas d’une école girondine où l’équipe éducative a décidé de remplacer la fête des Mères par la “fête des gens que l’on aime”. Le courrier envoyé aux parents invoquait “la situation familiale délicate” de certains enfants, et les “schémas familiaux non traditionnels” de tels autres.

Le message est clair : si, sur trente enfants, un vit dans une famille monoparentale, et qu’un deuxième est élevé par un couple gay, les vingt-huit autres doivent s’aligner pour ne pas offenser la sensibilité de leurs deux camarades minoritaires. Et certains osent dire que l’école ne prépare pas à la vie d’adulte…

La polémique sur la fête des Mères n’est pas un cas isolé. La Saint-Valentin et la fête des Pères ont aussi eu à subir les accusations de sexisme et de patriarcalisme. La Saint-Nicolas serait, quant à elle, raciste, et le Vendredi saint serait antisémite… Tout ce qui est chrétien et/ou européen contient donc forcément de la violence et de l’oppression envers les “minorités”…

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