Discours - Editoriaux - Médias - Politique - Table - 27 novembre 2015

Je suis souverainiste, pour qui voter ?

Le paysage politique français a bien changé. Le principal clivage n’est plus gauche/droite mais souverainiste/pro-européen.

L’intégration européenne a engendré plus d’inconvénients que d’avantages, plus de perdants que de gagnants.

J’ai beau chercher, je ne trouve que deux catégories de gagnants : les technocrates et les multinationales. Les autres sont endettés, minés par le chômage, apathiques, déprimés, déprimants.

Alors, quel parti souverainiste soutenir ?

L’extrême gauche ? On pardonnera au chef d’entreprise que je suis de ne pas adhérer aux thèses économiques communistes ; elles ont, hélas, fait leur preuve.

Restent le Front national et Debout la France.

Leurs programmes présentent bien des similitudes. Les adhérents du FN allégueront que DLF n’est qu’une pâle copie du FN ; les autres diront le contraire. Laissons là ces vaines querelles.

La question est : qui a les meilleures chances de mettre en œuvre avec succès les idées souverainistes ?

L’arithmétique penche en faveur du Front national : plus de militants, plus de députés, plus de votants.

Il faudrait donc soutenir le FN.

Rappelons toutefois la maxime de La Fontaine : “En toute chose il faut considérer la fin.”

La fin ? Une France plus belle, plus saine, plus heureuse, plus prospère. Le consensus national est donc indispensable.

Or, si le Front national fédère un grand nombre d’adhérents, il « rassemble » aussi une majorité d’opposant farouches. Aujourd’hui, près de deux Français sur trois sont résolument hostiles au parti de Marine Le Pen.

Les discours provocateurs de Jean-Marie Le Pen, ses propos parfois haineux, parfois racistes ont heurté la majorité des Français. Certes, ce ton, cette époque semble passés, Marine évite les propos clivants, mais nombre de Français ont bonne mémoire. Ils craignent, comme moi, la reprise en main par la tendance dure ou « historique » du FN. Cette éventualité serait funeste au projet souverainiste car rien de constructif ne se réalisera dans un climat de passion et de haine réciproque.

Nicolas Dupont-Aignan offre une proposition plus consensuelle, plus centrale (“ni système, ni extrêmes”), bref plus acceptable par une majorité de Français. Son parti est plus jeune, moins puissant mais sans tache, sans « affaires », sans haine.

Debout la France est à présent situé par les sondages à 5 % ; dès qu’il s’approchera de la barre des 8 ou 10 %, les médias seront forcé de lui assurer une exposition. Dès lors, un grand nombre d’abstentionnistes (premier parti de France) et de déçus de l’UMPS seront tentés par cette solution raisonnable.

Debout la France est seul en mesure transformer la France puissamment et paisiblement. Pour une fois, optons pour la raison plus que pour la passion ; pour la réussite plus que pour la colère. Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage.

À lire aussi

Huawei-Iran : Trump lance l’Amérique dans deux combats majeurs

Le risque principal ne viendra ni de la Chine ni de l’Iran, mais des États-Unis eux-mêmes.…