Avec l’appui du ministère des Affaires sociales et de la , le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes a encore sévi : ce 5 novembre 2015 était lancé le guide pratique pour une publique sans stéréotype de sexe. Son objectif ? Proposer des modifications de la , jugée profondément inégalitaire, en soumettant certaines terminologies en faveur des femmes, trop souvent « discriminées » par un vocable « masculiniste ».

Avec dix recommandations aussi désuètes que fallacieuses, le guide poursuit une bataille menée par les associations égalitaristes depuis de longues années : suppression des expressions ancestrales (« bon père de famille », « chef de famille »), imposition du féminin dans toutes les communications publiques, remplacement de l’expression « droits de l’homme » par « droits humains ». Mesures éloquentes qui, à n’en pas douter, vont mettre un terme définitif à l’anathème lancé à l’encontre des femmes (sic). Engoncées dans une lutte militante, les initiatrices de cette nouvelle « Pravda » ne semblent jamais souligner le côté éminemment inégalitaire de leurs propos, excluant les hommes des plates-formes partenaires de l’opération 2.

Le sujet pourrait relever de la comédie burlesque, tant le racolage est grossier. Pourtant, la diffusion à grande échelle de cette « grammaire progressiste », qui s’opérera au sein des collectivités territoriales, des institutions culturelles, des et des écoles primaires, ne prête pas à rire. Ratifiant une charte prenant l’engagement de « reconnaître et prévenir la lutte contre les stéréotypes, d’adopter le guide et le diffuser, de faire appel à la prestation extérieure », des organismes publics influents (CNAM, de Nanterre, ONISEP, CNFPT) ont promis de faire suivre ces directives au sein de leurs institutions. Et les , aux ordres, répondent présents à cet appel : France Info s’est ainsi engagée à s’associer à l’entreprise…

« L’opposition farouche que cette soulève montre que l’on touche un sujet important », expliquait sereinement Danielle Bousquet, présidente du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes, à l’issue du lancement de l’ouvrage. Détournement de la langue française au profit d’une idéologie par l’intermédiaire d’un fascicule livré à grande échelle auprès des institutions publiques, l’instrument vise à exercer une influence clairement orientée sur l’opinion publique. Tout caractère propagandiste du « Guide pratique » a été nié par ses auteur.e.s (sic)…

Notes:

  1. Se plaignant du manque de représentativité des femmes dans les médias, le groupe Egalis a lancé une plate-forme Internet où sont recensées les femmes expertes.
  2. Se plaignant du manque de représentativité des femmes dans les médias, le groupe Egalis a lancé une plate-forme Internet où sont recensées les femmes expertes.

8 novembre 2015

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