Comme à la bonne époque bolchevique ! Ça aura arraché une petite larme nostalgique aux militants. 100 %, c’est le score obtenu par Azzédine Taïbi, maire PCF de Stains, réélu au conseil général de la pour un troisième mandat consécutif, en tandem avec Silvia Capanema. Les camarades socialistes Corentin Duprey et Najia Amzal, qualifiés pour le second tour, s’étaient désistés en leur faveur. Front républicain ou habitus soviétique ? Allez savoir !

C’est à Stains que la boulangère Yvette Liger est morte, le 4 mai 1991, après s’être interposée pour défendre son fils hémiplégique attaqué par Rachid et sa bande.

C’est à Stains que, la semaine dernière, cinq policiers de la Brigade anticriminelle ont été écroués pour trafic de drogue.

Moins de faits divers à signaler du côté d’Orange (Vaucluse), où Yann Bompard, le fils du maire (Ligue du Sud), n’a été élu qu’à six voix près face au binôme Front national. À Orange, les patriotes se sont affrontés sans merci au second tour. Au nom de la démocratie ? Qui sait…

Azzédine Taïbi, premier maire communiste d’origine maghrébine d’une ville de plus de 30.000 habitants, est un symbole. Comme sa douce ville de Stains. Qu’il le veuille ou non. Les derniers vrais bolcheviques ? Pas du tout ! Car le PCF conservera aussi la présidence du département voisin du Val-de-Marne, acquise en 1976. Les cantons d’Ivry et du Kremlin-Bicêtre ont également élu des binômes communistes à l’unanimité. 100 % au Kremlin, vous avez bien lu, nous sommes en 2015 ! Le rêve n’est pas totalement brisé. Le paradis communiste est encore à portée de main.

Et l’obscurantisme fascisant ? Pas encore ! Repoussé une nouvelle fois par la mobilisation républicaine… Même dans le Vaucluse qui semblait prenable aux Le Pen grand-père, fille et petite-fille. Le Front national, avec ses 25 % des voix au premier tour, ses 22 % au second, aura donc moins d’élus (70 contre 126) que le qui totalise, en comptant très large, 6 et 2 % des voix. Et pas de département.

Le résultat de cette morale républicaine si chère à Manuel Valls, qui veut que la gauche socialiste puisse s’allier sans honte avec un parti qui porte le nom de communiste, allant jusqu’à se désister en faveur du PCF pour voler aux électeurs leur deuxième tour. Que, dans le même temps, la libérale s’interdise même de discuter avec un Front qui récuse les étiquettes de fasciste, de nazi, ou même d’extrême droite qu’on veut lui coller. La recette est efficace et le Vaucluse, un des départements les plus à droite de France, dirigé par la gauche, en est le symbole. Qu’il le veuille ou non.

Ce n’est donc pas en 2015 qu’on pourra éprouver la capacité du Front national à gouverner un département, et pas en 2017 qu’on pourra juger le péril frontiste sur des actes à l’échelle départementale. On jugera donc sur des rêves, ou sur des mythes, comme on voudra. Et on se contentera d’analyser sans surprise et sans passion le communisme en Val-de-Marne : on connaît…

1 avril 2015

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