Si j’en crois mon excellent confrère Fabrice Le Quintrec, la zoophilie serait la nouvelle marotte de nos amis Allemands, en attendant le cannibalisme ou autres déviations fridolines du même acabit. Il est vrai que ce penchant singulier a de qui tenir : l’infâme Hitler avait une affection particulière (à vérifier) pour Blondi, un berger allemand (forcément) qu’Eva Braun détestait ostensiblement, préférant ses deux « dégénérés » de scottish terrier, Negus et Stasi, les biens nommés. Avec son caractère de chien, on imagine l’ambiance dans le chenil bunker de Berlin où tout ce petit monde s’était réfugié…

Mais trêve de zoophobie : plus sérieusement, l’Allemagne se passionne épisodiquement pour un phénomène apparu récemment sur l’échiquier , le Parti des Pirates, venu jouer les trouble-fête dans le landerneau consensuel de Mme Merkel. Certes, en janvier dernier, les Pirates n’ont pas réussi à confirmer leurs bons scores de Berlin en 2011 et de la Sarre où, avec 7,4 % des voix, ils avaient réussi une percée non négligeable. Le Parti des Pirates allemand s’inspire du mouvement fondateur, le « Piratpartiet », son grand frère suédois, né en réaction à la condamnation des fondateurs du site web « The Pirate Bay », moteur de recherche qui permettait le libre téléchargement de fichiers.

On ne sera pas surpris, dès lors, que les « Pirates » prônent la directe sur Internet et la transparence dans la vie politique. « Nous voulons que les pirates et les citoyens écrivent leur programme ensemble » explique l’un de ses responsables. Certes, c’est un peu mince comme projet politique mais, en Allemagne, les Pirates créent régulièrement la panique parmi les partis « off line ». Une panique salutaire que l’on souhaiterait contagieuse chez nous où l’exemple allemand pourrait susciter des vocations au sein de nos formations traditionnelles pour secouer le cocotier politique hexagonal.

En clair et surtout à , chers pirates, ne tardez pas à venir, soyez résolument zoophiles, accouplez le FN à l’, mariez sans arrière-pensée la copie à l’original… la Belle et la Bête. Réfléchissez aux solutions de bon sens avancées sur ce site par Benoît Rayski. Montez à l’abordage du champ médiatique et politique pour libérer la parole, revigorer la démocratie locale, ne faites pas de quartiers ! Sodom… le pouvoir central pour mieux autonomiser nos et nos provinces. Oui, c’est bien de corsaires intrépides dont nous avons besoin le plus vite possible pour hisser la vers le grand large.

Car il y a urgence : le drapeau noir flotte sur la marmite France. Ne restons pas moussaillons béats devant les flibustiers Valls & co qui voudraient nous faire croire que la situation n’est pas aussi catastrophique qu’elle en a l’air. Simple poudre de Perlimpinpin, car « une nation qui ne demande à son gouvernement que le maintien de l’ordre est déjà esclave au fond du cœur » écrivait Alexis de Tocqueville. « Ne soyons plus esclaves » chantaient en écho les insurgés de la Commune. « N’exaltez plus vos lois nouvelles /Le peuple est sourd à vos accents. »

Peu de socialistes se souviennent du chemin qui conduisait leurs aïeux à la butte du Chapeau-Rouge, quand la gauche défendait le peuple… Aujourd’hui, elle « exalte ses lois nouvelles » : vivement les pirates !

10 février 2013

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