Dégoût, nausée, et une envie irrésistible de gerber, et un sentiment balançant entre impuissance et colère, et le désir de leur tourner le dos pour ne plus les voir et serrer leurs mains sales, ou entendre leurs paroles mensongères. Touche-moi pas, tu me salis ! 

Je me demande quel effet ça fait d’être une sympathisante socialiste aujourd’hui, une Lucette par exemple. L’avoir jusqu’au trognon et leur dire merci. Elle se nomme Lucette Brochet, mais pour la caste médiatico-politique, le peuple, forcément imbécile et bon enfant, n’a que des prénoms et pas droit à un nom de famille, un patronyme, comme on disait autrefois. Tous des Deschiens, n’est-ce pas ?

Dans le Lucettegate, comme dit joliment Gabrielle Cluzel, le scandale n’est pas tant dans la mise en scène d’une visite présidentielle que du mépris et de la condescendance des édiles socialistes. Et de leur crasse bêtise. N’ont-ils pas des yeux pour voir ? Cet aréopage dans le petit salon fleuri autour de cette pauvre dame était d’un tel grotesque ! 

Ils sont sales et dégoûtants, ces socialistes. Nous le savions depuis l’épisode des sans-dents. Depuis, il n’est un jour sans son lot avilissant. On peut être en costard cravate et Président, et avoir pleins de petits marquis autour de soi, et être très répugnant. 

Avec Sarkozy, Hollande fait la paire. Ils nous dégoûtent. On n’en veut plus. On comprend rétrospectivement ce qu’est un peuple qui fait la révolution quand, las des humiliations, il chasse les usurpateurs qui tentent de faire peuple dans des mascarades lamentables pour conjurer les signes de la révolte qui s´en vient. 

Jadis, la gauche, c’était le peuple, et la la nation, et l’on pouvait se sentir et de droite et de gauche, parce que populaire et national en même temps. Et c’est du peuple réuni et de la nation rassemblée lors des élections que notre Président et nos représentants au Parlement tirent leur légitimité. Cela se nomme la souveraineté. 

C’est un des plus beaux mots de notre langue. Il nous vient du latin médiéval. La souveraineté a été d’abord royale avec la monarchie, puis nationale avec la République, puis populaire avec la démocratie. La souveraineté, c’est toute l’histoire de France depuis quinze siècles ! La souveraineté, c’est aussi ce qui rapproche les peuples européens, dans ce qui est leur civilisation commune. Le mot existe dans toutes les langues de notre continent, en désignant ce qu’il y a de meilleur dans les créations humaines : le souverain bien, la raison souveraine, la souveraine beauté, le pouvoir souverain.

Hollande a dit cette énormité, face à Marine Le Pen devant le Parlement européen, que “la souveraineté n’a rien à voir avec le souverainisme”. Absurde ! Comme si la liberté n’avait pas non plus à voir avec le libéralisme, et le social avec le socialisme.

La souveraineté populaire va avec le respect du peuple dont Hollande ou Sarkozy ont tiré leur légitimité. Insulter ce peuple qui les a élus fait d’eux des usurpateurs. La souveraineté nationale va avec la défense des intérêts du pays. Abandonner notre destinée aux décisions prises à Bruxelles et à Francfort, à Riyad et au Qatar, c’est de la haute trahison.

Votons ! Votons pour chasser les usurpateurs et les traîtres. Souveraineté, j’écris ton nom !

4 novembre 2015

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