Nous sommes prêts à affronter la prison au nom de la vérité

Après l’arrestation de Tommy Robinson en Grande-Bretagne, Boulevard Voltaire a souhaité avoir la réaction de Martin Sellner, militant identitaire autrichien.

Pour vous, qui est ?

Tommy est un homme qui a choisi de sacrifier sa vie privée et de mettre en danger son intégrité physique pour mettre en lumière les dangers provoqués par l’immigration de masse et l’islamisation de nos sociétés. Il est, maintenant, un symbole de la liberté d’expression.

Vous vous battez pour sa libération. Pourquoi ?

Je lui dois beaucoup. Il m’avait soutenu quand j’ai été emprisonné et expulsé. Je me devais de lui rendre la pareille. Nous ne l’oublions pas et nous ne laisserons ni le gouvernement britannique ni les médias mainstream l’oublier également.

Vous avez, en effet, été emprisonné puis expulsé de Grande-Bretagne, il y a quelques mois. L’emprisonnement de Tommy Robinson est surprenant, selon vous ?

Oui, nous franchissons un nouveau palier dans le totalitarisme. Ils sont en train de se protéger contre tous les dissidents étrangers. Mais emprisonner un ressortissant anglais pour plus d’un an simplement pour avoir enregistré des images est proprement scandaleux !

Votre page Facebook a notamment été fermée. Selon vous, tout cela va à l’encontre de la liberté d’expression…

La purge des identitaires des réseaux sociaux comme Facebook et Instagram se déroule à l’échelle européenne. C’est une première à ce niveau contre un groupe politique. Cela démontre qu’ils ont peur de ceux qui osent avoir un avis dissident. À court d’arguments, ils en viennent à la censure. Depuis que Facebook et Instagram sont devenus des médias incontournables, cette purge est un danger pour le débat démocratique.

Ne craignez-vous pas qu’un jour, vous subissiez le même sort que Tommy Robinson ?

Nous sommes en procès en ce moment. Nous sommes mis en cause pour une action impliquant des bannières anti-islamisation et nous risquons une suppression de notre groupe. 17 militants de chez nous sont mis en cause. Nous sommes prêts à affronter la prison au nom de la vérité. Mais nous avons confiance en la justice et sommes persuadés qu’à la fin, le droit à la liberté d’opinion prévaudra.

Entretien réalisé par Marc Eynaud