La sirène d’alarme du GIEC (groupe intergouvernemental d’experts de l’ONU sur l’évolution du climat) est puissante. Un nouveau rapport publié ce 31 mars prédit le pire à la planète et à ceux qui l’habitent, surtout au sud, partout sur le littoral et au bord des cours d’eau… Cette dernière va manquer là où on en a besoin.

Au départ : l’hypothèse d’une hausse des températures moyennes de 4 °C par rapport à l’époque préindustrielle. Mais un réchauffement de 1 °C à 2 °C entraîne des risques « considérables ».

Résumé des risques : impact négatif global sur la production alimentaire, risques de conflits violents liés à la répartition des eaux douces, déplacement de populations du sud vers le nord (hémisphère nord), insécurité alimentaire au sud, réduction de la pauvreté rendue plus difficile encore, épidémies liées à la chaleur et à la rareté de l’eau ou son insalubrité…

Rien de neuf mais, semble-t-il, une accentuation. On voit bien aussi quelles peurs, quelles angoisses risquent de naître ou d’être gonflées par de telles prédictions. Celui qui a de quoi boire, manger, s’abriter du soleil aura toujours peur de celui qui court en désordre vers l’eau et la nourriture… Cette histoire s’écrit au présent : ce lundi, 400 migrants ont été secourus au large de la Crète. Les images ne vont pas manquer de nous être tartinées à l’envi.

Tout se passe comme si nous étions (et pas que les gouvernements) en état de sidération, donc paralysés, devant ces prédictions peu contestées. Or, le changement de modèle économique est possible, pas seulement avec la vitesse réduite et l’isolation des immeubles (ce qui relancerait le bâtiment, cependant).

Le hasard de mon agenda fait qu’il y a quelques jours, j’ai visité un très grand et très haut de gamme domaine viticole qui, après des travaux importants, s’est rendu totalement autonome en matière énergétique grâce à la géothermie (forage à 100 mètres et restitution de l’eau ensuite, régulation des températures et de l’hygrométrie des bâtiments) et à l’énergie solaire (3.000 mètres carrés de panneaux photovoltaïques invisibles). Études avancées pour utiliser des tracteurs électriques, etc.

Question du naïf : pourquoi ce qui est possible pour un tel ensemble de vie et de production ne serait pas possible pour une société tout entière ?

Partager

À lire aussi

Et ils n’ont rien trouvé d’autre que le bureau de Delanoë ?

Manquent plus que Mme Dati et la famille Tibéri pour reconstituer la ligue dissoute et pro…