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Editoriaux - Justice - Table - 1 juin 2015

Simplification administrative : pour les djihadistes également ?

On reconnaît la grandeur d’une nation au respect qu’elle inspire. La France elle, encaisse et supporte régulièrement que l’on crache sur ce qui fait ses fondements : le retour en ses terres du père de Mohammed Merah en est, une fois de plus, une pathétique illustration.

Trois ans après les tueries de Montauban et de l’école juive de Ozar-Hatorah perpétrées par Mohammed Merah, son père a décidé de revenir en France tirer un peu plus sur les ficelles d’une République honteusement généreuse, pour renouveler en toute quiétude sa carte de résident permanent.

C’est donc qu’il ne craint rien. C’est ainsi qu’il ose. Le père de l’auteur des tueries habite un appartement à Toulouse, qu’on lui prête (qui ?) et où « tout le monde sait qui il est », selon une info RTL. Il est donc arrivé il y a environ un mois, sur le territoire français, détenteur d’un titre de séjour périmé. En langage médiatique : dans l’attente du renouvellement de sa carte de séjour. En langue de chez nous : « en toute illégalité ».

On imagine ensuite les ramifications, échanges d’informations et soutiens reçus en France pour que ce dernier ose revenir sur les lieux du crime de son fils, logé et blanchi. On comprend moins bien comment les autorités françaises censées garantir notre sécurité le permettent.

Habitué aux provocations, le père de Merah s’était exprimé depuis l’ au moment des faits et avait affirmé détenir des enregistrements vidéo de son fils visant à prouver que ce dernier était un agent au service de l’État français. Poussant l’arrogance à son paroxysme, ce dernier avait même porté plainte contre X pour meurtre (de son fils) contre l’État français. Là où il y a de l’humilité, il n’y a pas de plaisir.

De bonnes âmes ouvertes à la rédemption viendront affirmer que sa présence peut aider à l’enquête et que l’on n’est pas responsable des actes de ses enfants. Les charitables du tube cathodique refuseront l’amalgame et l’opprobre. Mais le père de Mohammed Merah, qui porte aussi son nom, n’a jamais été entendu en France dans le cadre de l’enquête. Et les pseudo-vidéos annoncées restent à l’état d’affirmation.

Albert Chennouf-Meyer, dont le fils a été tué par Mohammed Merah le 15 mars 2012 à Montauban, est en colère : il conclut par « Je vais faire le travail que l’État ne fait pas ».

Et l’État, c’est nous. Et l’on comprend sa colère.

Toujours prête à baisser l’échine, notre République accepte l’insulte, encourage le mépris de ses valeurs, favorise ceux qui la rabaissent et oublie de réparer les outrages de ceux qui se sont crus protégés par sa justice.

Prompt en 2012 à rapatrier le corps de son fils pour l’inhumer en Algérie, aujourd’hui c’est en France que Mohammed Merah père cultive son jardin. Chez les Merah, on a le cœur au bled et les intérêts dans l’Hexagone.

Dans la famille Merah, on compte aussi des combattantes, telle la sœur, Souad Merah, partie combattre en Syrie après nous avoir joué les « dé-sintégrées » de la République (que l’on hésite à appeler française) en niqab et autre apologie du terrorisme : la France comme bac à sable des djihadistes à l’entraînement, avant un aller simple en Syrie, telle, déjà, la compagne de Coulibaly.

Que ces demoiselles se rassurent, en cas de « blues » et de retour en France, notre Premier ministre leur a prévu des « structures d’accueil » pour djihadistes en mal d’avenir : partir tuer du chrétien en Orient pour le compte de l’État islamique assurera bientôt aux djihadistes (momentanément repentis ou à bon escient) un emploi jeune en France !

Gageons qu’avec la dématérialisation annoncée par notre gouvernement et la simplification des mesures administratives, les Merah et (autres) Coulibaly s’épargneront désormais le voyage en France… et, d’un clic, obtiendront les largesses et titres d’une République française continuellement bafouée et désespérément consentante.

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