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Armées - Discours - Editoriaux - Médias - Télévision - 20 juillet 2016

Si on cessait de rejouer Le Pont de la rivière Kwaï ?

On ne veut pas nommer officiellement l’ennemi qui est aujourd’hui l’islam, mot qui dérive du verbe aslama (“se soumettre”) et non, comme on veut nous le faire croire, de salam, qui signifie “paix”. Les armes de la soumission depuis Mahomet vont de la violence absolue et criminelle à l’infiltration multiforme aujourd’hui favorisée sinon soutenue par nos politiciens munichois “qui auront et la guerre et le déshonneur”.

L’ennemi étant identifié sous son vrai nom – puisque, pour être en guerre sur notre territoire comme on nous le ressasse, il en faut quand même bien un -, il reste à définir l’objectif général de la guerre. Quel est-il d’autre que rétablir la paix intérieure et l’entière souveraineté des Français sur leur territoire. Le chef des armées, notre Président, l’a-t-il dit dans son discours de Nice ? Non. Il a fait dans l’émotion et la compassion, mais du “Je fais la guerre” d’un Clemenceau, rien ! Si, comme l’a fait Erdoğan, 7.000 fichés barbus et autres racailles avaient été arrêtés dans les 24 heures plutôt que d’envoyer “deux” frappes aériennes à 3.000 km sur Daech pour toute réponse – ce qui est un sommet de charlatanisme -, notre Président aurait remonté en une fois sa pente si vertigineuse et personne n’aurait hué nos marionnettes aux éléments de langage si bien et “rapidement” rodés après la minute de silence.

Le peuple français est en droit d’exiger qu’il fasse la guerre qu’il dit et non qu’il dise la guerre qu’il ne fait pas au nom de la Constitution, dont la première phrase du préambule précise “l’attachement aux droits de l’Homme et aux principes de la souveraineté nationale”, termes suffisamment explicites pour constituer une stratégie générale et forger l’union nationale dans un cadre démocratique et selon le principe de la “guerre juste”.

L’ennemi et le but de guerre étant définis, il s’agit de combattre et vaincre. Or, on peut estimer les forces de terrain, celles qui combattent “les yeux dans les yeux”, qui sont réellement disponibles, entraînées et armées, à un maximum de 50.000 hommes pour l’armée de terre, la gendarmerie et la police réunies. C’est bien peu, et même inquiétant pour un grand pays dont on détruit les armées et la gendarmerie à petit feu depuis une quinzaine d’années et qu’on cautérise sur jambe de bois avec le hochet du rappel, sur volontariat, de la réserve opérationnelle qui ne l’est évidemment pas parce que, pour être opérationnel, il faut beaucoup de temps, d’entraînement et des moyens que nous n’avons pas, outre une disponibilité que seule la mobilisation permet. Devant cet état de fait, n’importe quel chef prônerait donc la concentration des efforts là où l’urgence le commande.

Or, que voit-on ? Le pont de la rivière Kwaï ! Pendant que les sentinelles arpentent le pont des opérations extérieures et ne voient pas venir l’ennemi réel, celui-ci, camouflé et silencieux, vient en miner les piliers et se prépare, paraît-il, à en miner d’autres. Alors, où faut-il concentrer les efforts ? Sur ou sous le pont ?

Envoyons donc quelques-unes de nos 10.000 sentinelles aider et former les chefs et les troupes des pays concernés qui sont souverains et seuls responsables de leur destinée, et relocalisons nos forces spéciales et régulières là ou l’ennemi se balade en toute liberté, pose ses explosifs, massacre à bout portant, décapite, écrase et se pavane dans les rues, les mosquées, les “quartiers”, dans les médias et jusque dans les armées, paraît-il. Un témoin du massacre de Nice s’interrogeait, devant une télévision, de l’utilité et du coût des personnels et des matériels qui avaient défilé la veille sur les Champs-Élysées. Il parlait juste et disait le sentiment général.

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