Les athlètes handicapés n’ont pas de bol. Voilà que le conflit et les roulements de caisse autour de la Crimée et l’Ukraine leur pourrissent l’ouverture des Jeux paralympiques à Sotchi. Le handicap, pourtant, ils vivent avec, le surmontant grâce aux performances, aux entraînements : ils contribuent à bouger les lignes de nos représentations.

Mais il n’y aura pas de ministre pour soutenir la délégation française, pas de représentant de l’administration américaine. Pourtant, j’ai le souvenir de la « diplomatie du ping-pong » : en 1971 puis 1972, c’est autour des championnats du monde de tennis de table que les relations américano-chinoises se sont nouées puis ont permis une visite de Nixon en Chine. Ce fut un tel événement et une méthode si efficace qu’en 2011 on en a célébré le 40e anniversaire… au Qatar !

unnamed-3Rien de tel, donc, autour des pistes de Sotchi : on ne causera pas destin impérial de la Crimée, ni gestion de l’héritage soviétique dans l’ancien empire de Catherine II. De New York et de -Bruxelles, on évoque des sanctions contre la Russie.

On aurait pu imaginer, au contraire, comme une « trêve » et un coup de pouce à la diplomatie, par respect des handi-sportifs, qui sont la partie visible et enthousiasmante des handicapés en général. D’autant que dans l’histoire de l’humanité, les guerres, jusqu’à nos jours, fabriquent des handicapés, estropiés, secoués, à la chaîne, si je puis dire.

Alors, un bon petit conflit autour des frontières floues de l’ancienne Russie tsariste, puis soviétique, ça nous ravitaillerait encore en handicapés pour les Jeux à venir ? Le Caucase et l’ex-Yougoslavie n’ont pas suffi ?

Il y a pourtant, nom de D., « un temps pour jeter les pierres et un temps pour les rassembler »… 2

Notes:

  1. Ecclésiaste, 3,5.
  2. Ecclésiaste, 3,5.
Partager

À lire aussi

Et ils n’ont rien trouvé d’autre que le bureau de Delanoë ?

Manquent plus que Mme Dati et la famille Tibéri pour reconstituer la ligue dissoute et pro…