Le seul véritable emploi fictif, c’est Fillon lui-même…

Le dernier feuilleton à la mode ne cesse de rebondir pour la plus grande délectation des sicaires médiatiques d’Emmanuel Macron.

On savait bien que le père la vertu Fillon devrait, avec sa miss Moneypenny, s’expliquer un jour sur les découvertes d’un canard plus dopé aux subventions qu’à la recherche de la vérité.

Il y a déjà un paquet d’emplois fictifs, entre journaleux, magistrats, politiques dont on ne sait plus très bien qui fait quoi ; les notes de lecture semblent cher payées, mais au moins elles ont été payées et déclarées. Ce n’est pas le cas des procureurs à carte de presse, des journalistes en robe et des enquêteurs qui virevoltent.

Avec comme grille d’analyse les dix stratégies de manipulation de Noam Chomsky, le résultat est édifiant ; on continue à nous prendre pour des demeurés… Si le peuple n’est pas d’accord, changez le peuple… oui, mais jusqu’à présent, c’est encore lui qui vote…

Que François Fillon ait fait les frais d’une cabale est une évidence avérée, et que la classe politico-médiatico-judiciaire sorte de cette affaire diminuée en est une autre.

François Fillon n’est pas le vainqueur par choix de la primaire, il en est le vainqueur par défaut… de candidats permettant le renouveau de la politique française ; son élection, il la doit au souhait d’évacuer messieurs Juppy et Sarkozé dans les limbes et au hold-up sur l’électorat de droite pour qui il a joué la sirène du vote utile en piratant l’électorat de Jean-Frédéric Poisson.

Un baudet fatigué par 35 ans de compromission et paré des habits de la rigueur ne peut pas remporter le prix de l’Arc de Triomphe.

Son bel édifice se fissure à la vitesse de la marée montante dans la baie du mont Saint-Michel. Il s’est adjoint les services de la même sempiternelle bande de bras cassés ; mention spéciale à monsieur Le Maire, faux-cul patenté et Brutus institutionnel qui se carapate au premier soubresaut (en omettant de rappeler que sa femme était, il n’y a pas si longtemps, dans la situation de la miss Moneypenny). Désigné par un électorat, monsieur Fillon sacrifie les investitures PCD au profit de celles de l’UDI. Où était monsieur Fillon lorsqu’il fallait se battre contre le délit d’entrave ? Soutenir les policiers ? Protester contre le vote du CETA ?

Monsieur Fillon était en train d’expliquer que vous vivons un coup d’État, que la démocratie est en danger et que l’on prive le peuple de ses aspirations… Alors celle-là, c’est la meilleure ! Malgré les résultats du référendum d’adhésion à l’Union européenne, il nous a enfilé le traité de Lisbonne et il vient nous donner des leçons de démocratie !

Un petit couac politico-médiatico-judiciaire et l’homme qui devait sauver la France en moins de cinq ans nous prouve qu’il n’est pas celui de la situation !

Ne tournons plus autour du pot : François Fillon est vitrifié, Emmanuel Macron et Marine Le Pen seront au second tour et François Fillon appellera à voter Macron. Il est donc le seul véritable emploi fictif de cette piteuse affaire.

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