Contrairement aux affirmations répétées de l’oligarchie politico-médiatique, le prochain scrutin présidentiel ne se jouera pas sur la question de la résorption du chômage ou de la dette publique, quelle que soit par ailleurs l’importance de ces sujets, mais sur la restauration de la souveraineté de l’État sur les zones dites de non-droit qui échappent à son autorité.

Malgré la situation insurrectionnelle de certains quartiers, la plupart des candidats ne proposent pas de remède drastique à ce fléau, à l’exception notable de Marine Le Pen qui entend “rétablir l’ordre républicain et l’État de droit pour tous” et “mettre en place un plan de désarmement des banlieues concernées et de reprise en main par l’État des zones de non-droit”, en ciblant “les 5.000 chefs de bandes délinquantes et criminelles identifiées par le ministère de l’Intérieur”. Moins précis, Nicolas Dupont-Aignan s’engage néanmoins à « mener une politique de reconquête des zones de non-droit » par le renforcement des “BAC en appui des brigades de roulement” et la création de “patrouilles mobiles de sécurisation”, ainsi qu’à “lutter contre les trafics, notamment de drogue”.

Si le rétablissement de l’ordre sur le terrain apparaît indispensable à court terme, le retour durable à la paix civile nécessitera une volonté farouche de reconquête des esprits et des cœurs envers la population musulmane, qui occupe majoritairement les territoires considérés.

À cet égard, rappelons que le rejet de la civilisation européenne, en particulier par les plus jeunes, ne résulte pas seulement de politiques d’assimilation infructueuses menées par nos dirigeants successifs, mais provient d’une décision délibérée des autorités du monde musulman. Pour s’en convaincre, il suffit de se reporter à un document établi au début des années 2000 par l’Organisation islamique pour l’éducation, les sciences et la culture, structure dépendant de l’Organisation de la coopération islamique, qui regroupe 57 États membres.

Prenant conscience du risque “d’occidentalisation des enfants des communautés musulmanes au moyen de la scolarisation et des médias”, les auteurs de ce texte, intitulé Stratégie de l’action islamique culturelle à l’extérieur du monde islamique, exposent les actions propres à “sauvegarder l’identité culturelle des communautés en Occident”, à prémunir la jeunesse musulmane “contre toute fusion dans le milieu ambiant” et à “conserver sa spécificité culturelle dans le cadre du droit à la différence”.

Face à cette entreprise d’embrigadement rendant difficile l’acceptation de nos chères « valeurs républicaines et laïques », le prochain gouvernement devra malgré tout exiger le respect absolu de nos lois, de notre langue et de notre culture et se montrer fier de l’immense héritage transmis par nos aïeux, au lieu de faire sans cesse repentance au mépris des réalités de l’Histoire ; quant à ceux qui refusent de s’inscrire dans la continuité de la nation qui les accueille, rien ne les empêche de retourner sur la terre de leurs véritables ancêtres.

Pour conclure, je propose à tous les candidats de méditer sur le témoignage de évoquant l’école de sa jeunesse sous la IVe République : “À cette époque, on ne nous cassait pas les oreilles avec les valeurs de la République. […] Quand nos professeurs voulaient nous donner des leçons de civisme, ils se contentaient de nous enseigner l’amour de la France.”

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