Le et la Serbie devraient bientôt intégrer l’Union européenne. Conte de fées pour certains ; histoire de sorcières pour les autres. Dès les années 80, les immigrés albanais investissent le Kosovo, alors province de la défunte Yougoslavie. Vu la nature du régime tyrannique de Tirana, celui du maréchal Tito, c’est la en Californie. Et l’ de masse albanaise allant avec. Aujourd’hui, 90 % des Kosovars sont albanophones et de confession musulmane.

Avec l’ qu’on lui connaît, Slobodan Milošević a tenté de reconquérir ces territoires occupés. La suite de l’affaire n’est ignorée de personne. La Serbie a été renvoyée à l’âge de pierre par l’OTAN, avec la complicité de la France. La première fois depuis 1945 qu’une terre chrétienne était bombardée par une soldatesque sous commandement américain, censée incarner le « gendarme » du monde. « Gendarme » d’obédience chrétienne, ce qui n’est pas sans jeter encore un peu plus de napalm sur le feu.

En 2006, Slobodan Milošević meurt dans sa prison du Tribunal international de La Haye ; un suicide, paraît-il. Aujourd’hui, les USA ont pu installer la base militaire qui leur manquait dans les Balkans. Tout est donc bien qui finit bien. Et l’Europe, dans tout ça ?

À force de s’agrandir, notre Vieux Continent n’en finit plus de se déliter. On le voulait voir englober la Turquie, la Géorgie en attendant d’autres contrées caucasiennes.

À l’origine, le général de Gaulle voulait une Europe de la coopération des nations, limitée à un petit nombre de pays dont l’Angleterre, évidemment, aurait été exclue. Le concept, s’il a accouché des grandes réalisations européennes, dont Airbus et l’Aérospatiale, a fini, une fois l’homme du 18 juin parti dans son ultime demeure de Colombey-les-Deux-Églises, par donner naissance à un monstre, légèrement taré presque dès la naissance.

En effet, au lieu de se reconstruire sur la culture et la politique, l’Europe s’est faite sur l’argent, le charbon et l’acier. Sans qu’on dise ou rappelle qui elle était, d’où elle venait et où elle voulait aller. Sans qu’elle puisse non plus se poser la simple question voulant qu’on s’interroge sur la pertinence de son occupation, à l’ouest par des bases militaires américaines ; à l’est par leurs homologues soviétiques.

Bref, l’Europe n’étant que bidule économique, elle a fait l’économie de ce débat. Alors oui, fort bien, sachant qu’il vaudra toujours mieux une mauvaise paix qu’une bonne guerre, pourquoi pas l’admission de la Serbie et du au sein des instances européennes. En attendant le Sri Lanka, quand le jour viendra ?

25 avril 2013

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