Editoriaux - Santé - Sciences - Télévision - 4 novembre 2015

Que serait-il arrivé à Monsieur Météo s’il avait vraiment été climato-sceptique ?

La semaine dernière, je vous parlais de la mise à pied de Philippe Verdier, l’ex-présentateur météo de France Télévisions. Comme vous l’avez peut-être déjà appris, maintenant, c’est fait, il est viré. Il l’a annoncé dans une vidéo visible sur le site de son éditeur Ring. L’objet du délit est son livre. Il y dénonce la politisation du GIEC (Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’évolution du climat), le lobbyisme des grandes entreprises polluantes qui s’associent aux écologistes, les pétroliers qui veulent la peau des producteurs de charbon, les frasques sexuelles de l’ex-directeur du GIEC ; j’en passe et des meilleures.

Cependant, en dépit de ces dérives, il reste convaincu de l’influence du dioxyde de carbone (CO2) sur l’augmentation des températures de la planète, et de la poursuite du réchauffement après la pause de ces dernières années. Il ne peut donc pas être classé dans la catégorie des climato-sceptiques, ce qu’il ne cesse de clamer, et cela contrairement à ce que ne cessent de crier ses détracteurs pour mieux le marginaliser aux yeux de l’opinion publique.

Qu’aurait-il eu à subir s’il l’avait été ? Que lui serait-il arrivé s’il avait parlé de cet article qui vient de sortir dans la revue scientifique Nature et qui décrit la découverte d’une mathématicienne ukrainienne spécialisée en astrophysique, Valentina Zharkova, qui est arrivée à modéliser les cycles d’activité solaire de 350 et 22 ans, et à expliquer leur origine ? Elle les a superposés aux périodes historiquement chaudes et froides de la Terre et elle prédit pour les années qui viennent, comme un certain nombre de spécialistes du soleil avant elle, une période de refroidissement de notre planète.

Que lui serait-il arrivé, également, s’il avait parlé de cette publication de scientifiques de la NASA sortie récemment dans la revue Journal of Glaciology, qui annonce, contrairement à toute la propagande officielle, que depuis plusieurs années l’Antarctique gagne plus de masse de glace qu’il n’en perd ?

Que lui serait-il arrivé, enfin, s’il avait publié les graphiques du site de l’Institut météorologique danois qui montrent que le bilan de masse de glace du Groenland est supérieur, depuis 2014, à la moyenne des années 1990-2013, ou encore que les glaces de mer de l’Arctique reprennent du volume depuis 2013, qu’en 2015, l’anomalie du volume de glace était au-dessus de la moyenne des années 1979-2013, là aussi, en toute contradiction avec le dogme du réchauffement anthropique qui en prédit la disparition, et pour lequel nous devons faire pénitence et repentance en payant notre éco-taxation.

Oui, on peut vraiment se demander quel sort on lui aurait réservé s’il avait essayé de briser l’omerta sur la santé climatique de la planète et sur les très fortes incertitudes concernant son hypothétique réchauffement futur.

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