Sénatoriales : gifle pour Raphaël Arnault dans le Vaucluse
En envoyant onze sénateurs au palais du Luxembourg, le Rassemblement national réalise une percée historique. Dans le Vaucluse, terre où le député Raphaël Arnault est député, c’est Thierry d’Aigremont, patron de la fédération RN du département et conseiller régional, qui décroche la victoire. La France insoumise, quant à elle, réalise le score famélique de 30 voix, soit 2 % des suffrages. Une gifle pour le parlementaire mélenchoniste.
Le fondateur du mouvement antifa de la Jeune Garde a tout de même deux de ses collaborateurs parlementaires qui sont incarcérés et mis en examen dans le cadre du meurtre du jeune Quentin Deranque. Les grands électeurs vauclusiens ne s’y sont pas trompés. « Son parti est haï sur l’ensemble de notre territoire, souligne, auprès de BV, Thierry d’Aigremont, qui arrive au Sénat ce mardi 29 septembre pour découvrir ses nouvelles fonctions. Le discours de La France insoumise ne dépasse pas les frontières d’Avignon. » Dans la cité des papes, circonscription de Raphaël Arnault, LFI a perdu la bataille des municipales. En mars, le parti de Jean-Luc Mélenchon réalise un pénible 19 % au premier tour en quatrième position, derrière le PS. Ce dernier n’hésitera pas à fusionner avec LFI au second, mais l’échec sera au rendez-vous, Olivier Galzi (DVD) s’emparant de la capitale du département.
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« LFI ne se répandra jamais sur l’ensemble de notre territoire »
À Avignon, le parti de Jean-Luc Mélenchon pouvait compter sur une douzaine de voix pour ce scrutin sénatorial, soit près de la moitié de son score réalisé à l’échelle du département. Quelques voix à Carpentras. Pour le reste, son réservoir de voix était quasi inexistant. « Raphaël Arnault fait peur aux zones rurales », abonde, auprès de BV, le député vauclusien RN et maire de Carpentras Hervé de Lépinau. « En dehors des zones urbaines, La France insoumise n’arrive pas à prospérer. » « LFI ne se répandra jamais sur l’ensemble de notre territoire », assure Thierry d’Aigremont.
Longtemps, le sénateur socialiste Laurent Stanzione a cru bon d’entretenir des liens avec le fiché S Raphaël Arnault. Au point de se rendre aux vœux de ce dernier ou de se serrer la main d’une belle poignée franche au marché. On les retrouve aussi, par exemple, ensemble à Orange, en 2025, lors d’un colloque sur « la nécessité d’être unis face à la montée des extrêmes droites ». « Ce petit jeu a trouvé une fin », ironise Thierry d’Aigremont. Et pour cause : le sénateur socialiste sortant a été sèchement battu, ce 27 septembre.
La France du pays réel
Le candidat mariniste élu peut, quant à lui, se satisfaire d’avoir fait le plein de voix. En passant de 160 voix, en 2020, à 350 suffrages, le succès est total : 27 % des suffrages, soit le deuxième meilleur score du RN à l'échelle nationale. « La victoire est le fruit de nos très bons résultats aux municipales », souligne Hervé de Lépinau, ajoutant : « Si on veut plus de sénateurs, il nous faut plus de grands électeurs, quelle que soit la taille de la commune. » Le RN a en effet réalisé une forte poussée en mars dernier et administre désormais huit communes dans le département, dont deux des trois premières agglomérations du département - Carpentras et Orange. Mais le parti de Marine Le Pen dépasse son capital de 250 grands électeurs acquis. Une centaine de voix a été gagnée dans les zones rurales. « Cette victoire est le fruit de notre implantation locale, confirme, à BV, Bénédicte Auzanot, députée RN de Vaucluse elle aussi, il faut y ajouter la crédibilité du travail que le RN réalise à l’Assemblée nationale. » Cinq des huit parlementaires du Vaucluse appartiennent au RN, désormais. Quatre députés, un sénateur. Pendant que Raphaël Arnault éructe à Paris, le RN s’enracine au pays des oliviers.







































50 commentaires
soyons serieux un instant ,quand on observe de près le quidam en question qui peut encore voter pour d’aussi tristes individus qui ne représentent rien si ce n’est le bas du cabas !
Ce qui est certain, et « ils » le savent, c’est que les français ont enfin compris le mauvais pas dans lequel « ils » les ont entrainé depuis un demi siècle. Et au niveau local, cela se traduit par ces résultats d’élections qui tirent vers la droite.
Mais ce qui est à craindre, c’est la versatilité de ces mêmes français qui vont sans doute, et encore, hésiter lors de ces prochaines élections quand il faudrait, dès le premier tour, tirer la barre à droite toute !…
Sinon, inutile de refaire le monde au bout du comptoir du troquet d’en face…
tous les députés LFI sont assis sur un siège éjectable, et en 2027 je serai de ceux qui appuieront sur le bouton.