Ce sondage tombe mal pour Emmanuel Macron. Selon un sondage IFOP, publié le 8 décembre pour le think tank « Décider Ensemble » présidé par le Parti radical, 54 % des Français feraient le constat que la démocratie va mal, en France, et que la situation s’est dégradée au cours des cinq dernières années. Selon l'IFOP, l’idée d’une rupture entre une « classe dominante » et la majorité de la population se serait renforcée.

Seuls 7 % des Français auraient constaté une amélioration de la démocratie sous la présidence d’Emmanuel Macron.

La démocratie va mal, en France : ce constat dressé par les Français serait lié à l’impact de plusieurs crises successives : celle des gilets jaunes, celle des restrictions des libertés liées à la gestion du Covid, mais aussi une poussée marquée de l’abstention aux élections. Une majorité, 84 % d’entre eux, ne se retrouverait plus dans la démocratie actuelle et souhaiterait que les citoyens aient une part plus active dans les prises de décisions politiques.

Le 3 février dernier, l’enquête annuelle de The Economist reléguait la France au rang des « démocraties défaillantes », en s’appuyant sur le pluralisme, les libertés civiques et le fonctionnement du gouvernement. La France se classait au 24e rang annuel, perdant ainsi son « statut de démocratie à part entière », en passant au-dessous du seuil de 8 sur 10. Selon l’étude, la pandémie de coronavirus aurait provoqué « un énorme recul des libertés démocratiques ».

Cependant, rares sont les voix qui s’élèvent pour dénoncer la régression de l’État de droit en France. Comment l’expliquer ?

L’essayiste Mathieu Slama, dans une tribune publiée sur le FigaroVox, le 2 décembre, explique que nous assistons ni plus ni moins, dans un silence assourdissant, à « l’effondrement du concept de la citoyenneté, le concept pourtant le plus décisif de notre modernité politique » : en effet, l’ détournée contredit les principes républicains, elle s’exerce sans aucun débat et s’accompagne de mesures coercitives inédites.

Toujours selon Mathieu Slama, ces mesures annoncées posent, un problème de fond : elles s’imposent en bafouant la Constitution, censée pourtant garantir les droits et libertés fondamentaux. Ce sont, à ses yeux, des mesures « liberticides, dans le cadre d’états d’exception qui sortent du cadre démocratique ». Elles s’accompagnent de la désignation d’un bouc émissaire, selon la stratégie désormais bien connue du divide et impera (« diviser pour régner »), en dressant une partie de la population contre l’autre.

Nous assistons à l’émergence d’un grand courant autoritaire en Europe qui ne semble faire sourciller personne, hormis les citoyens qui ne veulent pas qu’on brade leur liberté pour un supposé eldorado sanitaire, celui de l’immunité atteinte par la vaccination, dont les États ne peuvent même plus aujourd’hui garantir l’efficacité.

Dans ce contexte, il est courageux d’affirmer, comme Mathieu Slama, que la sanitaire actuelle, telle qu’elle est menée, constitue « une révolution majeure », qui « contredit le principe des droits inaliénables et celui de l’indivisibilité de la République ».

Aujourd’hui, en effet, l'exercice de la citoyenneté se trouve déterminé par un vaccin, ce qui est totalement inédit dans l’Histoire. Le système du conduit six millions de personnes (qui n’ont violé aucune loi) hors de la en les privant de toute une série de droits essentiels et de libertés fondamentales.

Ceci appelle à un sursaut de conscience démocratique : quel candidat aura le courage de dénoncer les dérives antidémocratiques du passe sanitaire, de la « stratégie de l’étau » pour forcer les Français à se faire vacciner, de la régression des libertés fondamentales des citoyens ? Qui portera la restauration de l’État de droit au cœur de son programme ? Il est peut-être encore temps de poser la question.

 

9 décembre 2021

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