Audio - Editoriaux - Entretiens - Politique - 25 mars 2019

Sébastien Chenu : “L’entrée en campagne de Mme Loiseau est assez originale puisqu’elle commence par un couac !”

Nathalie Loiseau, qui a déclaré sa candidature lors du débat avec Marine Le Pen, quitte donc le gouvernement pour prendre la tête de liste de La République en marche pour les élections européennes.

Réaction du député Sébastien Chenu au micro de Boulevard Voltaire.

Elle ne voulait pas se présenter, mais “devant les horreurs proférées par Marine Le Pen”, Nathalie Loiseau a finalement décidé de faire acte de candidature. Elle vient de démissionner de son poste de ministre pour être tête de liste aux européennes. Que vous inspire la perspective d’affronter Nathalie Loiseau pendant ces élections ?

Tout cela est un peu pathétique. Cette mise en scène est complètement ratée. Cette annonce a été faite après un débat dans lequel madame Loiseau a montré qu’elle n’était pas au niveau. C’est une entrée en campagne assez originale. Elle commence par un couac et se poursuit par la sortie du gouvernement de madame Loiseau. Nous allons proposer une autre offre en ce qui concerne la suite de l’aventure européenne. Nous souhaitons une Europe des nations. Ce sera tout ce qui nous opposera à madame Loiseau. Pour le reste, toute cette mise en scène montre le vide sidéral de la pensée politique de madame Loiseau.

Elle est néanmoins ministre des Affaires européennes. On peut reconnaître à la majorité une certaine cohérence dans le choix de sa tête de liste.

Tout cela n’est pas bien intéressant. L’important, c’est le discours et non la fonction de la personne. Madame Loiseau n’a pas particulièrement brillé dans le milieu des affaires européennes. Elle a suivi la dictée de la Commission. Elle a été une élève studieuse et disciplinée de la Commission. Elle n’a pas défendu les intérêts de la France. Elle a plutôt défendu, dès qu’elle l’a pu et avant toute chose, les intérêts de l’Union européenne. On va voir ce que madame Loiseau propose. On a pu le mesurer dans son discours ces derniers temps, et je ne vois rien de bon en ce qui concerne la défense des intérêts de la France. C’est pourtant ce qui doit nous préoccuper au premier rang.

Pour la première fois depuis 1977, le Rassemblement national ne présentera pas de candidat à la mairie de Paris. Pourquoi avoir fait ce choix ?

Pour l’instant, les jeux sont encore ouverts. La commission des investitures s’est réunie une fois et le cas de Paris n’a pas été tranché ni même abordé. Serge Federbusch est un opposant municipal de longue date à la politique socialiste de la municipalité à Paris. Je crois qu’il veut faire une réunion. On est en train de recueillir sa proposition d’union. Mais, pour le moment, les choses ne sont pas tranchées. C’est un peu prématuré.

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