Le scénario était inéluctable : François Fillon vient d’être mis en examen…

Alors qu’Emmanuel Macron, bénéficiant de la mansuétude des médias, de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique et de la justice, poursuit sa campagne, François Fillon, comme il l’avait annoncé il y a quelques jours, vient d’être mis en examen dans le cadre de l’affaire Penelope. Ce scénario, tant pour des raisons juridiques que politiques, était d’ailleurs inéluctable.

En effet, on imaginait mal les juges, après le mal qu’ils s’étaient donné pour charger le candidat des Républicains lors d’une enquête préliminaire réalisée à la va-vite, renoncer à le poursuivre. Cela aurait abouti à en faire la victime d’un système judiciaire politisé à l’extrême et provoqué, très certainement, l’effet inverse de celui recherché. Le classement sans suite était donc, par principe, exclu et le statut de témoin assisté également, car pas suffisamment stigmatisant pour les futurs électeurs. La mise en examen était donc la seule solution envisageable. Non seulement elle venait crédibiliser le travail fait par les enquêteurs mais, surtout, elle permettait de maintenir la pression sur celui qui fait encore, malgré tout, 20 % dans les sondages et n’est donc pas totalement “mort”.

La qualification des infractions retenues dans le réquisitoire introductif du procureur du parquet financier est également édifiante. Suffisamment large pour couvrir à peu près tous les cas de figure, elle permet aussi, par leur nature, d’accabler par avance celui que l’on a décidé, de gré ou de force, d’écarter de l’élection présidentielle.

Il eût certainement été agréable, à celles et ceux qui commandent, en coulisses, ce procès en sorcellerie, de mettre Marine Le Pen dans la même situation. Les deux candidats, donnés initialement vainqueurs du premier tour de la présidentielle, dans le même sac, quelle aubaine cela aurait été ! Mais c’était sans compter sur la pugnacité de la présidente du Front national qui, malgré les pressions de la justice, a décidé de ne pas répondre à l’aimable invitation des enquêteurs, évitant de ce fait de se retrouver dans la même situation que Fillon.

À côté de cela, le fondateur d’En Marche ! qui, tout en se présentant comme le candidat des classes moyenne et populaire, a été capable, selon le site Mediapart, de dépenser l’équivalent d’un mois de SMIC par jour entre 2014 et 2016, et aurait également acheté, quasiment sans apport personnel, un appartement à Paris pour un montant (achat et travaux confondus) d’un million d’euros environ, financé en grande partie grâce à un prêt de 550.000 euros, provenant “d’un milliardaire désintéressé”, poursuit son chemin vers l’Élysée. Mais de ces dépenses, tout aussi somptueuses que mystérieuses, pas un mot ou presque dans les médias nationaux. Cette cécité ne concerne cependant pas que la presse. De nombreux Français sont, semble-t-il, également contaminés par cette macronite aiguë, dont plusieurs symptômes inquiétants restent pourtant soigneusement dissimulés. Ils pourraient, toutefois, s’avérer être, à court terme, un mal mortel pour la France !

La suite des événements est inscrite par avance. Mises en examen de Penelope Fillon puis des enfants Fillon, la série va se poursuivre ainsi jusqu’au 23 avril. Elle risque fort d’aboutir, le 7 mai, au duel Macron-Le Pen, tant recherché par les instigateurs de ce sabotage électoral, et permettra – du moins l’espèrent-ils – la désignation du candidat mondialiste, sauveur – au moins pour un temps – d’une Union européenne à la dérive, et des intérêts de la haute finance.

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