Nos viticulteurs peuvent être fiers : le New York Times, fidèle à sa devise « All the News That’s Fit to Print » (« Toutes les nouvelles qui méritent d’être imprimées ») vient de consacrer un article à leur triste situation.

Et il n’y a pas que le Covid-19 pour expliquer une baisse historique des ventes ; il y a aussi la taxe de 25 % imposée par le méchant Trump sur les importations de vins français, sans parler de l’augmentation des accises russes et des possibles effets à venir du Brexit. Alors qu’approchent des vendanges hâtées par l’ensoleillement (mais avec quels salariés ?), les cuves sont pleines et les trésoreries vides. Et ce ne sont pas les exportations vers l’Islande ou la sérénissime république de Saint-Marin qui compenseront le manque à gagner.

Le New York Times précise, ainsi, que, rien qu’en Alsace, plus de 6 millions de litres de riesling, de gewurtzraminer et autres nectars devraient être distillés en alcool pour finir en flacons de gel hydroalcoolique, nouvel or liquide si important pour la préservation de nos précieuses mains.

C’est curieux, cette nécessité de gélifier, parce qu’entre deux malades, les médecins de ma génération se les sont aspergées pendant des décennies à l’alcool pur à 50° ou 60° et, à l’exception des bricoleurs compulsifs, ils ont encore tous leurs doigts !

C’est qu’en médecine, les dogmes se succèdent, parfois même en s’opposant, comme pour l’infarctus. Jadis, la crise cardiaque imposait un repos strict au lit pendant un mois. Puis, on nous expliqua qu’au contraire, la reprise précoce d’une activité physique était primordiale pour la prévention des récidives, recommandation qu’il fallut tout autant suivre à la lettre.

Normal, on sait que la médecine n’est pas une science mais un art, et il y a art classique et… art contemporain, ce dernier très encombré de préoccupations financières et spéculatives.

Ce qui explique, sans doute, l’acharnement de tant de professeurs de médecine contre le Pr Raoult et sa fameuse hydroxychloroquine, puisqu’on retrouve beaucoup d’entre eux sur la liste des obligés du laboratoire Gilead récemment publiée par France Soir

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