La longue liste des héros de fiction vilipendés par les turlupins wokistes s'enrichit d'un nouveau personnage : Robinson Crusoë. Sur l'île déserte de Mediapart, la maître de conférences à Sciences Po, Sylvie Laurent, est venue régler le compte de l'infortuné navigateur. L'émission s'intitule À l'air libre. L'animateur sera son « Vendredi » en charge de porter les bagages de la surdiplômée. À l'intérieur se tiennent les outils nécessaires à la déconstruction de tout ce qui bouge et vit encore.

L'intervention, aux allures de cours magistral, débute par l'identification des origines du mal. L'auteur. Daniel Defoe. Une raclure esclavagiste qui n'entrevoit la richesse de l'Europe que par le pillage de l'Afrique. Partant de là, tout s'explique. Roman colonial, héros exploiteur de la main-d’œuvre locale, destruction de la nature, massacre des animaux, vols de sacs à main, etc. « On raconte l'histoire extraordinaire de cette libération d'un homme qui, rationnellement, organise son environnement et qui parvient à survivre. » Quelle honte !

La noirceur du personnage ne serait pas immaculée sans une touche toute personnelle de la conférencière. Pour les besoins de sa cause, Sylvie Laurent invente un Robinson Crusoë assassin des peuplades autochtones : « Que fait Robinson Crusoë sur son île ? Il extermine les indigènes qu'il nomme les cannibales. » Assassin, sans doute violeur et pédophile, Robinson sème la terreur sur le territoire qu'il a conquis. Les wokistes convaincus pourront adapter librement le roman de Daniel Defoe en y incorporant quelque épisode scabreux de leur choix. Notons, au passage, le merveilleux : « qu'il nomme les cannibales ». Qualifier ainsi des tribus éprises de gastronomie novatrice dénote un héros perverti par les clichés de l'époque. Rien ne peut sauver le soldat Crusoë. « Il domestique la nature, il tue les animaux, il capture un indigène dont il fait son esclave, il le civilise en lui apprenant le capital », déplore-t-elle.

Un auteur progressiste eût décrit un naufragé qui se meurt de faim et de soif. Trop sensible pour se nourrir d'un animal sauvage, inapte à la pêche et piteux constructeur, Robinson Cruchot termine sa carrière dans une marmite et régale ainsi toute la famille de Vendredi. Happy end ! Sylvie Laurent achève son plaidoyer en dénonçant une œuvre qui vante « cette capacité de l'homme à s'émanciper des contraintes, à organiser l'environnement ». La promotion de la médiocrité bat son plein.

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02 février 2024 à 18:42

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19 commentaires

  1. C’est du grand n’importe quoi ! C’est tout ce que j’ai à dire ! Ce ne sont que des généralité anti blancs, Wokiste et Indigénistes ! Amitiés à tous Hervé de Néoules !

  2. J’ai eu la satisfaction de voir que mon petit fils, scolarisé en CM1, dans une école privée, étudié l’œuvre celebrisdime de Daniel Defoê. Un classique de la littérature. Quelle analyse l’institutrice a présenté à ses élèves ? A l’occasion, je chercherai à savoir ce que les enfants en ont retenu.

  3. Pourquoi perdre son temps à relater les faits et gestes d’une Sylvie Laurent? Pour un entomologiste, je dis pas, mais pour un tout-venant, elle ne mérite qu’un jet d’insecticide.

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