Editoriaux - Médias - Religion - Table - 1 juillet 2015

Bon sang, mais c’est bien sûr ! Le véritable danger, c’est l’islamophobie !

“Le véritable danger n’est pas le djihadisme, mais l’islamophobie.” À l’heure des comptes, il se trouvera bien une officine “anti-phobique” pour asséner quelque obscénité que ne renierait pas le premier petit malfrat venu, confronté aux images de vidéo-surveillance de son méfait au commissariat du coin. “Vous reconnaissez-vous sur les images ?”, lui demande le préposé à l’ordre public chargé de prendre la déposition. “Non”, lui répond le petit malfrat avec un aplomb que ne renierait pas l’officine en question, ici, le Collectif contre l’islamophobie en France.

L’auteur musulman de la première décapitation référencée en France vient en effet d’adopter ce système de défense au bénéfice de sa religion. S’étant de notoriété publique “radicalisé” au contact de milieux “salafistes”, précédemment dans le collimateur, à cet effet, des instances de renseignement français, affichant la tête de sa victime entre deux drapeaux de type “État islamique”, notre psychotique perturbé vient ainsi de nier toute motivation religieuse à son acte.

J’ignore ce qu’il en est précisément dans l’arsenal juridique français, mais il me semble que l’accusation abusive du concept d’islamophobie (comme celui de racisme) devrait se retourner automatiquement contre le plaignant dès lors que l’accusé s’en trouve innocenté ou blanchi : le “vivre ensemble” et la liberté d’expression y gagneraient en vitalité, me semble-t-il.

À ce titre également, des officines du type CCIF seraient susceptibles d’être, d’une façon ou d’une autre, immédiatement, publiquement et sévèrement recadrées à l’occasion de déclarations de ce type. Bien sûr, nous sommes dans un “État de droit”, entend-on souvent dans les médias ces jours-ci : le citoyen français dont la tête est fichée sur un pic, entre deux drapeaux, vivait précisément dans ce même “État de droit”. La rédaction de Charlie Hebdo, qui bouffe pour l’heure les pissenlits par la racine, vivait dans un “État de droit”.

Nous ne sommes plus dans un État de droit : de fait, la peine de mort est en voie de réintroduction en France, et les gens chargés de son application sont musulmans dans les deux exemples cités. À l’islam de proclamer haut et fort qu’ils ne le sont pas, et s’il ne le sont pas, de ne pas les enterrer dans des “carrés musulmans” sur le territoire français. Cela ne nous regarde peut-être pas, mais constitue néanmoins un petit indice pouvant se révéler utile à nos descendants. Un petit exemple de critique que le citoyen d’une démocratie parlementaire comme la France doit pouvoir exprimer publiquement à l’égard de l’islam ou adresser à un musulman, sans être accusé d’intentions phobiques. Il est historique.

Les démocraties “occidentales” sont toujours en proie aux mêmes accusations de la part de l’islam : islamophobie. L’aspect répétitif de ces accusations nous autorise à adapter notre réponse : répétitive aussi. C’est pourquoi je martèle ici ce petit exemple déjà usité dans mes bafouilles précédentes. Il est paradoxal que les ancêtres d’adeptes d’une religion se présentant comme étant “de paix et d’amour” aient agressé militairement l’Espagne (chrétienne), soient remontés jusqu’en France (chrétienne) où finalement leur progression fut stoppée à Poitiers.

Plus paradoxal encore, l’agression militaire musulmane eut lieu trois siècles avant la première croisade, point de départ considéré habituellement, implicitement, par un stupéfiant tour de passe-passe historico-chronologie, du conflit entre le christianisme et l’islam. J’invite le CCIF à répondre sur ce point historique et à reconnaître publiquement le statut d’agresseur de l’islam sur la chrétienté : et si le plus grand danger, dans le passé, ne fut nullement les croisades, mais la christianophobie ? Qu’en pense le CCIF ?

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