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Editoriaux - Justice - Médias - Table - 19 octobre 2016

Salah Abdeslam se mure toujours dans le silence, mais pas son frère !

se mure dans le silence. Qu’importe : un procès peut se tenir, même si le suspect garde le silence. Toujours est-il qu’il est présumé innocent jusqu’à ce qu’un juge le reconnaisse coupable… Alors, pourquoi devons-nous supporter les interviews de son frère, Mohamed ?

Ce dernier nous affirme qu’il a l’impression « que ses conditions [de détention] le poussent à se refermer sur lui-même. J’ai l’impression qu’il est plus radicalisé que déradicalisé. Je comprends que ces conditions sont aussi là pour sa sécurité, mais à plusieurs reprises, il a eu l’occasion de mettre fin à ses jours et il ne l’a pas fait. Et puis, sa sécurité est-elle si importante s’il se mure dans le silence ? »

On est bien malheureux pour le pauvre Salah, victime malgré lui, qui « a des regrets et n’aurait pas voulu que cela se passe comme ça », toujours selon son frère…

Premièrement, les conditions de détention de Salah Abdeslam, outre sa sécurité pour éviter qu’il ne nous file entre les pattes par un suicide, ont d’abord pour but de protéger la population de ce personnage et, surtout, éviter qu’il ne soit au contact d’autres prisonniers et qu’il les radicalise. Deuxièmement, ses regrets, littéralement, toute la France se les taille en biseau. Il fut un temps où la famille d’un traître à la patrie avait la décence de s’exiler, ou du moins de se murer dans un silence honteux. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas : la famille d’un terroriste a droit à la parole médiatique… Et puis, en passant, un petit coup envers la justice : c’est la faute de la justice française s’il n’est pas déradicalisé et s’il se mure dans le silence !

Alors, simplement, Salah Abdeslam et tous les fumiers qui ont attaqué lâchement des civils innocents ne méritent qu’un opprobre national et une indifférence médiatique. Ensuite, leur famille devrait faire profil bas et supporter la honte dans le silence (qui, pour le coup, devrait être de rigueur) et éviter de passer sur des chaînes nationales. Enfin, Salah Abdeslam peut s’estimer chanceux d’avoir pour adversaire un système qui autorise le droit à un procès équitable, même pour des actes de terrorisme !

Mohamed Abdeslam demande à son frère de coopérer avec la justice et de sortir du silence. Qu’importe : qu’il parle ou non, la France a à cœur de voir cet homme jugé pour ses actes barbares et son nom flétri à jamais.

« C’est pour aider les familles dans leur deuil afin qu’elles sachent pourquoi ! » diront les médias. C’est faux : le seul fait qui vaille, c’est une peine de justice. Cette page tournée, les familles feront leur deuil et panseront les blessures avec le sentiment d’avoir tout perdu, mais que le coupable au moins, lui, ne nuira plus ! Nous leur devons au moins ça !

Et pas les témoignages du frère des terroristes du Bataclan, ni ses « regrets »… Parce qu’à ce compte-là, si on le laisse partir en canon, il nous affirmera que Salah était un chic type et qu’il quêtait tous les vendredis pour la Croix-Rouge…

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