À peine huit jours après l’assassinat d’un prêtre par deux musulmans radicaux, après la cérémonie d’un hommage national à Notre-Dame de Paris en présence du Président et de son prédécesseur, Bernard Cazeneuve a lancé ses CRS à l’assaut d’une église en plein Paris.

Cette église était vouée à la destruction par l’ambition d’un promoteur immobilier encouragé par le maire de Paris. Mais une vaillante association de paroissiens, avec l’abbé Guillaume de Tanouärn, avait réussi à la maintenir ouverte avec une messe quotidienne. 

L’État a profité de la torpeur du mois d’août pour faire évacuer l’église pendant la messe de 9 heures par 12 cars de CRS, comme s’il s’agissait de combattre de violents manifestants.

Cet État, laïque à sens unique et anti-catho, nous avait joué la compassion après l’égorgement du père Hamel. Le Président avait reçu Mgr Vingt-Trois et Mgr Lebrun. Mais l’État hypocrite préfère détruire une église vivante et financer à tout va la construction de mosquées. D’où est venu cet ordre imbécile appliqué avec brio au lendemain des funérailles du père Hamel ? Car si le droit de destruction est bel et bien établi, et entériné par la justice, détruire une église dans la foulée d’un attentat qui a ému la France entière est au minimum une idiotie, au pire une provocation du pouvoir.

Quand le communiqué de la préfecture de police affirme que l’évacuation de la trentaine d’occupants s’est déroulée “sans incident”, c’est un odieux mensonge : il suffit de regarder les dizaines de photos qui traînent sur le Net et qui sont d’une violence inouïe. La pensée la plus simpliste compare et imagine aussitôt ce que serait l’évacuation d’une mosquée salafiste si l’imam était traîné sur le sol comme le fut l’abbé Billot. Les banlieues françaises descendraient dans la rue, incendieraient des milliers de voitures, casseraient du CRS, caillasseraient les pompiers et j’en passe…

Bernard Cazeneuve sait très bien qu’avec les cathos, ses CRS ne risquent aucune violence et que force restera à la loi après quelques cris et résistance. Alors, il ordonne à ses forces de l’ordre, comme il l’a fait pour la Manif pour tous, d’y aller, sans hésiter. Douze cars de CRS pour deux prêtres, deux enfants de chœur et une trentaine de fidèles dont le maire du 15e arrondissement, qui s’étaient barricadés pour la sérénité de l’office religieux !

L’abbé de Tanouärn, interviewé par TV Libertés, a tranquillement annoncé qu’il dirait une messe dimanche prochain à 11 heures devant l’église. Il regrette la violence des policiers qui l’ont obligé à interrompre sa messe à coups de gaz lacrymogène : « J’ai dû avaler les hosties et le vin. » Au même micro, l’un des jeunes fidèles a raconté qu’il avait vu des policiers pleurer. L’un d’entre eux a même commencé à chanter avec nous. « J’ai vu des policiers écœurés, mais certains prenaient un plaisir à jouer de la matraque ! » poursuit ce jeune homme. Mais les ordres étant les ordres, l’église Sainte-Rita a vécu ! Elle sera démolie à la demande de la mairie de Paris, qui veut construire un parking (pour y garer les véhicules de plus de 20 ans ?) et des logements sociaux sans doute destinés aux clandestins chers à Hidalgo.

Il faut tout de même préciser que cette église appartenait à l’église gallicane via l’Association des chapelles catholiques et apostoliques, qui avait obtenu du tribunal de Paris, le 6 janvier dernier, l’autorisation d’en expulser les nouveaux occupants. Des occupants qui avaient proposé de racheter l’édifice religieux pour y célébrer le culte catholique romain. Pour faire respecter la loi, il y avait certainement un moyen un peu moins brutal que d’interrompre une messe.

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