Economie - Editoriaux - International - Table - 20 février 2017

Réserve parlementaire : en finir avec le clientélisme !

Avant les prochaines élections législatives, nombre de parlementaires vont faire campagne à vos frais !

Très prochainement, l’Assemblée nationale dévoilera la répartition de la réserve parlementaire 2016.
Bien que ce ne soit pas le rôle du Parlement, les députés et sénateurs se votent chaque année une cagnotte — plus de 136 millions d’euros en 2017 ! — qui leur permet de subventionner des « investissements de proximité ». En réalité, ce sont près de 136 millions d’euros gaspillés non pas en investissements mais en dépenses très souvent clientélistes, tel le subventionnement d’associations dont l’intérêt réside plus dans sa capacité électorale que dans son objet.

En plus d’être choquante quant à son utilisation, cette réserve parlementaire nous coûte, à nous contribuables, une fortune : un milliard d’euros depuis huit ans, environ 130.000 euros que chaque député et sénateur (davantage pour les hautes responsabilités) peut distribuer légalement à son gré. Soit l’impôt annuel sur le revenu de 33.000 familles, qui ont déjà bien du mal à boucler leur budget familial !

Contribuables associés milite depuis des années pour la suppression de cette réserve parlementaire. Un parlementaire est un législateur, pas un mécène (intéressé, qui plus est) qui joue avec l’argent de nos impôts !

L’année dernière, les élus ont gaspillé grand train. Contribuables associés a remis plusieurs lingots d’or du clientélisme pour des utilisations manifestement intéressées de cette cagnotte parlementaire.

Le syndicat étudiant UNEF – se définissant comme « ancré à gauche » et « internationaliste » – a empoché 67.500 €, de quoi distribuer encore plus de tracts dans les facs et organiser quelques blocages…

Le parti des Jeunes écologistes a touché 8.000 € de la réserve parlementaire 2015, dont 3.000 € versés par Cécile Duflot (ce qui ne lui a, toutefois, pas permis de remporter la primaire des Verts).

La Ligue des droits de l’homme a perçu 52.000 € de la part de députés socialistes et écologistes. Récemment, l’association s’était mobilisée pour le droit de vote des étrangers aux élections locales ou contre l’exposition de crèches en mairie pour Noël.

SOS Racisme – proche du Parti socialiste – a reçu 54.500 € de la réserve des députés, dont 50.000 € par Claude Bartolone.

Tablettes tactiles, bateau, club de pétanques, fête de la biodiversité, salle de fitness, média militant : les gaspillages sont pléthoriques.

Comme vous le constatez, ces exemples d’affectation démagogique de cette réserve parlementaire ne relèvent pas vraiment de l’investissement, mais plutôt de cadeaux électoraux. Dont le premier bénéficiaire est, en réalité, l’élu.

C’est inacceptable, tant sur la forme que sur le fond.

Les impôts ont augmenté de 20 % depuis 2007, les dépenses publiques pèsent près de 56 % du PIB… Les parlementaires ne doivent pas dilapider l’argent des contribuables, mais au contraire l’économiser.

Et, pour cela, il n’y a qu’une seule solution : supprimer la réserve parlementaire.

Le porte-monnaie des Français ne s’en portera pas plus mal, bien au contraire !

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