Personne ne peut contester que la plupart des sont devenus d’authentiques organes de désinformation, soit qu’ils déforment la vérité des faits qu’ils relatent, soit qu’ils les ignorent, ce qui pourrait être considéré comme un péché par omission.

Les exemples sont multiples, voire innombrables. L’un des derniers en date, chez nous, en France, est la montée en puissance d’Alain Juppé alors que tout est fait pour délepéniser les esprits. De l’autre côté de l’Atlantique c’est le soutien inconditionnel à Hillary Clinton, qui va de pair avec le traitement ridicule dont fait l’objet son concurrent par la presse. Lorsqu’un candidat à l’Élysée est interrogé, le journaliste ne manque jamais de lui demander pour qui il voterait s’il était américain. Même Marine Le Pen est poussée dans ses derniers retranchements pour qu’elle avoue préférer Donald à Hillary, au grand bonheur de la journaliste (en l’occurrence Ruth Elkrief).

C’est ainsi qu’au lendemain du débat télévisé Trump-Clinton, les journalistes français se sont précipités pour donner Hillary vainqueur du débat, prenant comme preuves irréfutables les sondages. Enfin, non : prenant en compte un sondage, celui de CNN réalisé auprès des téléspectateurs de la chaîne d’information américaine réputée pour être suivie majoritairement par un public démocrate. CNN donnait 62 % à Clinton et 27 % à Trump. Sauf que des sites ont aussitôt rectifié ces chiffres en mettant Trump largement en tête, avec parfois jusqu’à 80 % d’opinions favorables comme le Truth Division (84 %).

52 % des 1.340.000 lecteurs de Time Magazine se sont prononcés pour Trump, mais il est vrai que c’est un magazine conservateur. Si vous vous contentez de vous informer auprès des traditionnels, vous n’en saurez rien et courez, en novembre prochain, le risque d’être très étonné en apprenant (peut-être) l’élection de Donald Trump… qui pourrait être alors le brillant vainqueur non plus des sondages mais de l’élection présidentielle américaine.

Les médias intermédiaires sont donc là pour nous informer. Pour nous réinformer. Ceux que Libé traite avec mépris de fachosphère sont, heureusement, là pour rattraper leurs intox.

Sans eux, nous serions des désinformés. Le miracle de la Toile, c’est d’avoir permis à ceux qui veulent savoir, à ceux qui veulent se rapprocher de la vérité, de pouvoir satisfaire leur appétit d’informations authentiques et vérifiées.

Le piège des chaînes d’information en continu, comme LCI, BFM, i>Télé, CNN, c’est de nous donner l’illusion de vivre et de participer en temps réel à la vie ou événementielle du monde.

 C’est le nouveau bourrage de crâne qui fait que, demain, la candidature de Marine Le Pen sera bafouée au profit de celle, sans aucune conviction, d’un Alain Juppé. Mais c’est sans compter surle pouvoir de la réinfosphère. Le pouvoir de remettre les pendules à l’heure.

1 octobre 2016

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